Perche : Lavillenie a hâte que la saison se termine

Perche : Lavillenie a hâte que la saison se termine©Media365

Emmanuel LANGELLIER : publié le vendredi 28 août 2020 à 22h41

Renaud Lavillenie, qui reprendra finalement la compétition samedi, se confie sur le confinement et cette saison 2020 si particulière. Le Français a hâte d'être à l'année prochaine.



Victime d'une fracture au pouce gauche fin juin puis opéré, Renaud Lavillenie devait reprendre la compétition vendredi après deux semaines d'entraînement. Le champion olympique 2012 devait retrouver la compétition au meeting de Pierre-Bénite dans la banlieue de Lyon. Il ne fallait pas en attendre grand-chose. Et il faudra même finalement attendre, tout court, puisque l'épreuve de la perche a été reportée à samedi après-midi (15 heures) en raison de la pluie.

Lavillenie : « Il n'y a pas d'uniformité, on ne sait pas trop sur quel pied danser d'un pays à l'autre »

Auparavant, Lavillenie, qui avait conclu l'hiver avec un saut à 5,94 m, avant de vivre un confinement fait de séances dans son jardin et un match sympa à distance avec Arnaud Duplantis et Sam Kendricks, s'était confié dans L'Equipe sur ces derniers mois particuliers marqués par le coronavirus. « C'est vrai que je n'ai jamais vraiment arrêté le sport, mais j'ai quand même réduit le rythme de temps en temps, ça ne servait à rien de se mettre la misère pour rien, a confié le perchiste, actif chez lui durant l'étrange période. Je n'ai plus 20 ans, j'ai moins de choses à prouver et j'ai aussi tenté de profiter de cette période pour relâcher la pression, faire que le corps se régénère. »

A l'occasion de sa rentrée, le Français aimerait au moins franchir 5,60 m. « Et 5,70 m, ce serait bien ! J'enchaîne ensuite avec Lausanne, Chorzow, Ostrava, les Championnats de France à Albi (12-13 septembre) et enfin Rome. Les compétitions m'ont manqué, mais tout est si particulier cette année, on sent que nous sommes sur un fil sur le plan sanitaire. En fait, vivement que la saison soit finie, que tout soit remis à plat, qu'on puisse couper et revenir pour faire une vraie préparation », lâche Lavillenie qui s'interroge sur l'absence actuelle d'uniformité sur les diverses compétitions (« Je vois des images de compétitions où personne n'a de masque, il n'y a pas d'uniformité, on ne sait pas trop sur quel pied danser d'un pays à l'autre », dit-il).

« Ce serait bien d'être fixés en fin d'année 2020 sur la tenue ou non des JO en 2021 »

Dans la perspective des Jeux Olympiques, reportés à 2021, la situation inquiète clairement. « En tant que membre de la commission des athlètes de World Athletics, je regarde la situation d'assez près, souligne Lavillenie. Je me mets à la place des Japonais, vu le contexte économique et sanitaire, on peut tout à fait comprendre que le pays ne veuille pas prendre le moindre risque. Un village olympique, avec des milliers d'athlètes... imaginez les conséquences du virus. Restons optimistes, mais ce serait bien d'être fixés en fin d'année 2020 sur la tenue ou non des JO en 2021. »

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