Dopage : Une nouvelle enquête vise Alberto Salazar

Dopage : Une nouvelle enquête vise Alberto Salazar©Media365

Mathieu WARNIER, publié le jeudi 28 novembre 2019 à 17h53

Alors que l'USADA l'a suspendu pour quatre ans, Alberto Salazar est maintenant l'objet d'une enquête par la Fédération Britannique d'athlétisme.

Les ennuis ne sont sans doute pas terminés pour Alberto Salazar. Accusé de ne pas avoir respecté à la lettre la réglementation antidopage dans le cadre de son « Nike Oregon Project », plus précisément de « organisation et incitation à une conduite dopante interdite », l'entraîneur américain a été récemment suspendu pour quatre ans par l'Agence Antidopage Américaine (USADA) et jeté le doute sur les performances des athlètes formant son groupe, tels Mo Farah ou Sifan Hassan, qui ont brillé lors des championnats du monde organisés à Doha, mais également sur la réputation de l'équipementier américain. Ce dernier, face aux accusations, a préféré se désolidariser et mettre un terme à ce programme. C'est désormais au tour de la Fédération Britannique d'athlétisme (UKA) de s'intéresser de près aux activités d'Alberto Salazar.

La Fédération Britannique prête à prendre des mesures

En effet, UKA a annoncé par voie de communiqué l'ouverture d'une enquête indépendante afin d'étudier de près les agissements d'Alberto Salazar durant la période entre 2011 et 2017 où Mo Farah a été entraîné par l'Américain avec sa bénédiction. Une période pendant laquelle l'athlète britannique a remporté pas moins de quatre titres olympiques et six titres mondiaux sur les distances du 5000 et du 10000m. Cette enquête vise également à émettre des recommandations à UKA concernant l'avenir du « Nike Oregon Project » et de sa gouvernance. Dans ce communiqué, UKA annonce attendre les conclusions de cette enquête dans le courant du printemps 2020 afin d'appliquer au plus vite ces recommandations. Une enquête qui fait suite aux nombreuses diligentées par l'Agence Mondiale Antidopage, l'USADA mais également l'Agence Britannique Antidopage, qui n'avaient rien donné malgré les nombreux soupçons qui entouraient Alberto Salazar jusqu'à la décision de l'USADA en septembre dernier.

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