Dopage : Nike se défend d'avoir participé au système Salazar

Dopage : Nike se défend d'avoir participé au système Salazar©Media365
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David HERNANDEZ : publié le jeudi 03 octobre 2019 à 10h49

Dans un courrier interne et obtenu par l'AFP, Mark Parker, patron de Nike, nie avoir participé à un système de dopage des athlètes sous contrat avec la marque américaine.

Nike se serait très certainement bien passée de cette affaire Alberto Salazar, l'ancien coach de Mo Farah. Entraîneur vedette de la marque américaine et directeur d'un groupe d'entraînement financé par Nike, l'Américain (61 ans) a été suspendu quatre ans par l'Agence antidopage américaine pour « organisation et incitation à une conduite dopante interdite ». Un coup dur pour l'image de Nike et de son patron Mark Parker. Ce dernier a tenu à envoyer un courrier interne à ses employés afin de faire taire la rumeur d'une possible participation de la marque au swoosh dans ce dopage de masse. « Nike n'a pas pris part à une quelconque initiative destinée à doper systématiquement les athlètes, a-t-il écrit, dans ce document interne. Cette idée me rend malade. »


Seulement, l'USADA n'est pas de cet avis et affirme que Parker était au courant, étant en copie de plusieurs courriels rédigés par Salazar. Dans un courriel daté de 2011, Alberto Salazar explique, notamment au PDG de Nike, avoir injecté pour un test à l'un des entraîneurs du NOP un litre d'un mélange d'acides aminés et de dextrose (glucose), une dose nettement supérieure aux règles de l'Agence mondiale antidopage (AMA). Indigné de « voir (son) nom et celui de Nike liés à de fausses accusations », Mark Parker a également réitéré son soutien à Alberto Salazar, qui a « agi de bonne foi » d'après le patron de la multinationale.

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