Dopage : Claude-Boxberger blanchie ?

Dopage : Claude-Boxberger blanchie ?©Media365

Aurélien CANOT, publié le vendredi 29 novembre 2019 à 18h42

D'après des informations de nos confrères de L'Equipe, Ophélie Claude-Boxberger, l'athlète française contrôlée positive à l'EPO le 18 septembre dernier, pourrait être blanchie. Après 48 heures de garde à vue, la Franc-Comtoise aurait été mise hors de cause par les enquêteurs. Alain Flaccus aurait ainsi avoué avoir injecté l'EPO à la jeune femme à son insu.

Vers un coup de théâtre incroyable dans l'affaire Ophélie Claude-Boxberger (31 ans). Malgré son contrôle positif à l'EPO du 18 septembre dernier, l'athlète française pourrait en effet être innocentée, à en croire L'Equipe. Nos confrères révèlent ce vendredi qu'après 48 heures de garde à vue de la présumée dopée dans les bureaux de la gendarmerie de Montbéliard, où réside Claude-Boxberger, les enquêteurs de l'Office de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) auraient décidé de mettre hors de cause la jeune femme et de la blanchir. Lui aussi mis en garde à vue dans le cadre de l'enquête, Alain Flaccus, ancien entraîneur d'« OCB » de retour dans son giron depuis l'année dernière sur demande de la... mère de Claude-Boxberger, dont il est la compagne, aurait en effet avoué avoir injecté l'EPO à son insu à la spécialiste du 3 000m steeple.

L'EPO injecté à l'insu de Claude-Boxberger par... le compagnon de sa mère !

D'après L'Equipe, Flaccus, écarté par la FFA et par le club de Sochaux-Montbéliard ainsi qu'interdit de stade après que l'athlète contrôlée positive le 18 septembre dernier a déposé plainte contre lui pour agression sexuelle (plainte retirée ensuite) il y a quelques années mais réintégré en qualité de préparateur physique, aurait profité que la fille de sa compagne s'assoupisse lors d'un massage pour lui administrer le flacon d'EPO en question au niveau des reins. « C'est une machination. J'ai enfin compris des choses, compris comment on avait retrouvé de l'EPO dans mon corps, affirme Claude-Boxberger dans L'Est Républicain. Cette personne a profité d'un instant de faiblesse psychologique et physique. » Si l'enquête démontre que l'EPO retrouvé dans les urines de celle qui partage la vie du médecin de la Fédération française Jean-Michel Serra (ce dernier avait reçu un blâme de la FFA pour avoir demandé à l'AFLD de ralentir les contrôles sur sa petite amie en raison de sa fragilité psychologique) provient de cette injection à son insu et uniquement de celle-ci, la présumée coupable devrait être innocentée, comme écrit dans les règlements du code mondial antidopage. Un rebondissement impensable.

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