Divers : Samba s'exprime pour la première fois

Divers : Samba s'exprime pour la première fois©Media365

Aurélien CANOT, publié le mercredi 06 mars 2019 à 12h06

Giscard Samba sort de son silence. Huit jours après que le parquet de Créteil a classé sans suite en raison d'« infractions insuffisamment caractérisées » l'enquête préliminaire dont l'entraîneur d'athlétisme français faisait l'objet, le principal concerné s'est exprimé pour la première fois ce mercredi, au micro de France Info.

Revenu sur cette affaire qui a agité le milieu de l'athlétisme français pendant de longues semaines après que deux de ses anciennes athlètes ont porté plainte contre lui pour « viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel », Samba regrette notamment d'avoir mélangé vie privée et vie professionnelle. « J'arrive un peu au bout du tunnel, la seule chose que je me dis, c'est que je n'aurais pas dû mélanger privé et professionnel, mais des erreurs, qui n'en fait pas ? », avoue le technicien, de retour des Championnats d'Europe en salle de Glasgow. L'entraîneur d'Aurel Manga et Dimitri Bascou se dit surtout soulagé de voir l'affaire enfin classée. Enfin, c'est d'ailleurs le mot qui lui vient naturellement aux lèvres au moment d'évoquer la clôture de cette procédure. « Enfin, je dirais. C'est une situation que je ne souhaite à personne, C'est douloureux, difficile à vivre. » En ce qui concerne les accusations présumées dont il était la cible, le coach du club de Créteil continue de marteler qu'elles étaient complètement infondées. « J'ai une méthode, j'ai une manière de travailler, j'accompagne des gens. Mon but, c'est de les aider à se révéler. J'essaye de les accompagner avec ma vision et les projets de chacun. Je ne peux pas penser à la place des gens ni me substituer à leur sensibilité (...) Lorsque l'on me parle d'allusion ou de cheminement, j'entraîne sur une piste d'athlétisme. C'est quelque chose d'ouvert, avec des gens qui peuvent venir regarder. Nous sommes au 21eme siècle. A un moment donné, si j'avais ce comportement-là, n'importe qui a un téléphone portable et aurait pu avoir des éléments à montrer là-dessus. »

Samba : « Je ne peux pas décider à la place des gens »

Pour le reste, le concerné sait qu'il a aussi été victime de ce concept qui fait que dès lors que soupçons il y avait, c'était ensuite sa parole contre celles des plaignantes. « Quel est le corps de métier où les gens n'ont jamais eu de lien avec un collaborateur ? Cela n'a jamais été répréhensible en soi ». D'ailleurs, l'avocat de l'une d'elles pourrait déposer une nouvelle plainte, avec constitution de partie civile. Mais là encore, Giscard Samba sait qu'il n'a pas la main. « Si c'est leur envie ou leur souhait de se lancer dans quelque chose qui a été pénible pour tout le monde et que personne n'a envie de vivre, libre à eux. Je ne peux pas décider à la place des gens. » Aujourd'hui, une seule chose l'intéresse : pouvoir reprendre au plus vite son activité, même si elle lui a valu d'être dans l'œil du cyclone et d'apparaître à la une des journaux à la rubrique faits divers. « Le sport, c'est ma passion. Je suis un sportif dans l'âme et mon envie, c'est de continuer à découvrir les talents, d'accompagner les projets sportifs, d'aider des gens à se révéler, assure Samba sur France Info. Là, je reviens de Glasgow, je représentais la France, je représentais la Fédération. Je suis dans la famille du sport, tout simplement. Et la famille du sport, elle est riche. Ce sont des valeurs que l'on essaye de véhiculer et j'essayerai de continuer à être dessus. » Tout en sachant que même lavé de tout soupçon, son étiquette a été ternie à tout jamais.

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