Divers : L'affaire Giscard Samba classée sans suite

Divers : L'affaire Giscard Samba classée sans suite©Media365
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Aurélien CANOT, publié le mercredi 27 février 2019 à 13h35

La procédure qui visait l'entraîneur d'athlétisme Giscard Samba depuis l'année dernière suite à la plainte de deux jeunes femmes pour "viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel" a été abandonnée par le parquet de Créteil, a annoncé l'AFP ce mercredi. Ce dernier a classé l'affaire sans suite en raison d'"infractions insuffisamment caractérisées".

Giscard Samba, chapitre refermé. Évoquant des "infractions insuffisamment caractérisées", le parquet de Créteil a classé sans suite la procédure qui visait l'entraîneur d'athlétisme depuis 2018 après que deux jeunes femmes ont porté plainte pour "viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel", a annoncé l'AFP ce mercredi. En juin dernier, l'une des ex-athlètes de Samba au club de Créteil, âgée de 21 ans au moment des accusations, avait la première déposé une plainte pour des faits présumés ayant eu lieu deux ans plus tôt, entre avril et juillet 2016. Placé en garde à vue, l'intéressé, décrit par ses accusatrices comme "un gourou" et un "séducteur invétéré", avait nié catégoriquement, évoquant une "relation consentie" et des "jeux de séduction". Le coach français avait démenti avec la même fermeté lorsqu'il avait fait l'objet d'une autre plainte, là aussi de la part d'une ancienne de ses athlètes à Créteil, pour des faits similaires, à entendre la plaignante, parlant également de "pression psychologique continue". Une deuxième plainte en l'espace de 48 heures qui avait occasionné à Samba une deuxième garde à vue.

Bascou et Manga défendent Samba, "PML" et Billaud l'enfoncent

L'entraîneur-phare de l'US Créteil accusé notamment par l'une de ses ex-protégées de lui avoir imposé trois relations sexuelles pendant ces quatre mois de 2016, avait ensuite été suspendu un an par la Fédération française d'athlétisme, dont six mois ferme, lui qui avait été nommé trois ans plus tôt coach de l'année par cette même FFA. Défendu par deux des athlètes vedette de son groupe d'entraînement Dimitri Bascou, médaillé de bronze du 110m haies des Jeux de Rio 2016 sous la conduite de Samba, et Aurel Manga, Giscard Samba n'avaient pas en revanche bénéficié du soutien de Pascal Martinot-Lagarde et Cindy Billaud, eux aussi passés entre les mains du concerné, mais sans en garder un bon souvenir, bien au contraire. Le premier avait ainsi décrit l'agresseur présumé comme un "maître de secte" et même "un illuminé ayant la parole divine et toujours raison." Billaud se souvenait, elle, de "quatorze années d'humiliation et de contrainte" passées sous les ordres du technicien francilien. "Ce qui est sûr, c'est que cet entraîneur a eu des relations intimes avec certaines de ses athlètes féminines. On essaie d'établir s'il y avait consentement ou pas", avait tranché une source proche du dossier, citée par Le Parisien. Finalement, l'infraction a été jugée "insuffisamment caractérisée". Il n'y aura donc pas de procès.

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