Championnats d'Europe - Lesueur-Aymonier : " Je n'arrivais pas à mettre du rythme "

Championnats d'Europe - Lesueur-Aymonier : " Je n'arrivais pas à mettre du rythme "©Media365

Benjamin Tichit, publié le jeudi 09 août 2018 à 15h00

Après son abandon à cause d'une gêne à un ischio, la sauteuse en longueur Eloyse Lesueur-Aymonier s'est confiée à France TV pour expliquer ce qu'il s'est passé dans ces qualifications.

La Française Eloyse Lesueur-Aymonier a abandonné lors des qualifications du saut en longueur. Après deux sauts mordus, la trentenaire a décidé de ne pas se présenter pour sa dernière tentative à cause d'une blessure. « Sur l'impulsion du premier essai,  j'ai ressenti une petite gêne à l'ischio » a-t-elle expliqué au micro de France Télévisions. Malgré tout, la détentrice du record de France en salle a essayé de poursuivre. Mais la quadruple championne d'Europe a très vite compris que c'était inutile. « J'ai parlé de cette gêne aux gens autour de moi pour savoir quelle était la meilleure décision à prendre, mais à partir de là, je suis en championnat, je me suis donc dit qu'il fallait que j'abatte toutes mes cartes. J'essaie donc de tout donner sur mon deuxième essai, mais je sens que je suis vraiment limitée sur la poussée, sur la course et je n'avais pas envie de plus me blesser, même si je pense que c'est pas grand-chose. Mais je n'avais vraiment pas envie de prendre de risque. On voit bien sur le deuxième saut que je n'arrivais pas à mettre du rythme », confie-t-elle.

« Des conditions très particulières »


Lesueur-Aymonier repart donc de Berlin sans avoir pu disputer la finale du saut en longueur. Mais la Française n'est pas déçue pour autant. « Je repars comme je suis venue mais je sais que ce n'est que partie remise, il y a quand même un très, très beau travail qui a été fait jusque-là, il ne faut vraiment pas le remettre en question. Au contraire, ça reste une très, très belle base de travail pour la suite », analyse la championne du monde en salle 2014. Sa déception est également réduite par le contexte de ces qualifications où il y a eu du vent, ce qui a perturbé les participantes. « C'est quand même très particulier. Sur le réglage, c'était nickel, je suis même en début de planche et pourtant je m'employais énormément sur les courses d'élan à l'échauffement et là, comme on a pu le voir, quasiment toutes les filles ont mordu à leur premier essai donc ça prouve bien que les conditions sont très particulières. La piste est très rapide, mais il y a un truc là-bas, il faut éviter d'aller de ce côté du stade » s'amuse Eloyse Lesueur.

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