Calvin : " Il n'y a rien à découvrir de suspicieux sur moi "

Calvin : " Il n'y a rien à découvrir de suspicieux sur moi "©Media365

Rédaction Sport365, publié le vendredi 12 avril 2019 à 13h13

Mise en cause suite à une affaire de contrôle antidopage manqué à Marrakech et de suspicion de détention de produits dopants, Clémence Calvin, la vice-championne d'Europe du marathon, s'est exprimée ce vendredi au micro d'Infosport+. Morceaux choisis.

L'enquête ouverte pour « suspicion de détention de produits dopants »
« Vous me l'apprenez. Des enquêtes il y en a qui s'ouvrent, voilà... Peut-être que j'en ai eu d'autres avant dont je n'ai pas été tenue au courant car il n'y a pas eu de résultat. Il n'y a rien à découvrir de suspicieux sur moi. »

L'identité de son « agresseur » à Marrakech

« Il y a des gens sur qui on pourrait ouvrir des enquêtes, notamment mon agresseur, Damien Ressiot (ancien journaliste de L'Equipe spécialisé dans le dopage, qui avait notamment révélé l'affaire de dopage concernant Lance Armstrong en 2005, aujourd'hui directeur des contrôles à l'Agence française de lutte contre le dopage, ndlr). Il était censé être superviseur et il a été le seul interlocuteur qu'on a eu, c'est lui qui a violenté mon fils. Il manipule des journalistes, fonction qu'il a occupée pendant 25 ans. Il connait ce milieu, il se cache derrière ces journalistes pour me causer du tort. J'ai porté plainte contre cette personne. (...) D'ailleurs, quand les trois personnes se sont rendu compte qu'elles avaient dérapé, elles ont rebroussé chemin. (...) Je reste sur mes positions et sur ce que j'ai déclaré lors de la conférence de presse mercredi. »

Son record de France du 5km non homologué
« La suspicion, c'est inhérent au sport de haut niveau, ce sont des enquêtes qui doivent être faites pour lutter contre le dopage. Elle s'est ouverte après mon record de France du 5km, qui a fait débat. En effet, il devait y avoir un contrôle après la course, mais le cadre n'était pas conforme, il y avait des toilettes chimiques et une tente ouverte à plein vent. Mon manager a demandé à organiser un contrôle, et on m'a rappelée le lundi matin alors que j'étais en conférence de presse pour parler du marathon de Paris. Avec mon manager, on s'est dit que de toute façon je le re-battrai ce record, car il était insignifiant, je ne me souviens même plus de mon temps. Pour nous, c'est passé comme une lettre à la poste, ce n'est pas un refus de contrôle. »

Sa participation au marathon de Paris
« Cette affaire, c'est une triple peine pour moi : l'agression, l'abattage médiatique (sic) sur des fondements qui sont faux et la suspension à quelques jours du marathon. Je serai cet après-midi à une audience de référé au Conseil d'Etat. Je n'ai jamais eu aucun problème avec l'AFLD, les contrôles antidopage. Je regarde devant, je me fiche de ce que pensent les gens. »

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