Calvin : " C'était tout sauf un contrôle "

Calvin : " C'était tout sauf un contrôle "©Media365
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Rédaction Sport365, publié le mercredi 10 avril 2019 à 16h09

Suspendue à titre provisoire par l'Agence Française de Lutte contre le Dopage pour soustraction au prélèvement d'un échantillon le 27 mars dernier à Marrakech, Clémence Calvin a donné une conférence de presse ce mercredi à Paris en compagnie de son avocat, lors de laquelle elle a livré sa version des faits. Morceaux choisis.

Ce qu'il s'est passé le 27 mars à Marrakech :
« Ce que j'ai vécu le 27 mars c'était tout sauf un contrôle. C'était d'une grande violence, ça m'est tombé dessus, c'est une incompréhension totale. À 17h30 on est allé récupérer mon fils à la garderie. Ça faisait deux jours qu'on s'entraînait à Marrakech. C'était l'après-midi de repos, pour fêter les 2 ans de mon fils. Samir (Dahmani, son compagnon) m'a laissée pour aller acheter un gâteau. Des gens sont arrivés en courant vers moi, par derrière. Ils m'ont saisi par le bras et ils m'ont dit « police française, il est où Dahmani ? » Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. On va vers la direction où Samir était parti. Il y avait un silence total entre moi et les trois personnes qui m'accompagnaient, une femme et deux hommes. Puis une des personnes me tape le bras et mon petit tombe sur le sol. Il se met à pleurer, je le ramasse et mon mari commence à se disputer avec ces gens, il fait éclater son incompréhension. Mon mari est quelqu'un de très calme. Il s'est contenu, il a seulement éclaté dans la voix. Je m'éloigne, je commence à avoir les oreilles qui bourdonnent. J'entends l'une des trois personnes dire : « Vous êtes finis, je vais vous ruiner ». Et ensuite les trois personnes s'éloignent dans le sens opposé. Je n'ai jamais vécu ça. C'est la première fois que je me fais agresser de la sorte. Je n'ai jamais vécu ça. C'est la première fois que je me fais agresser de la sorte. Puis nous sommes allés à la pharmacie puis au restaurant pour essayer de se recentrer sur le plus important. (...) A aucun moment ces gens ne se sont présentés comme des contrôleurs. Je n'ai reçu aucun document. Je n'ai vu aucune carte, on ne m'a rien présenté. Je n'avais jamais vu ces personnes. (...) Il y a eu un flux de haine autour de moi, mais aussi des gens avec beaucoup de bienveillance et je les remercie.
»



Le contrôle (Arnaud Péricard, l' avocat de Clémence Calvin) :
« Le contrôle ne semble pas correspondre aux règles. Personne n'a décliné sa qualité. Le soir-même, il y a eu du tambourinage aux portes, en disant « police française » ou « gendarmerie française » ».

Son couple « qui dérange » :
Ce n'est pas une fierté d'avoir son nom associé au dopage, mais je le prends avec beaucoup de hauteur. (...) On veut m'empêcher de courir le marathon de Paris. Je ne sais pas pourquoi. J'espère pouvoir courir le marathon de Paris grâce à un référé devant le Conseil d'Etat (...) On est un couple atypique, avec de belles valeurs. Notre vie est particulière, je ne vois pas en quoi on peut déranger. Depuis que je fais de l'athlétisme il y a de la jalousie, des gens qui diffusent de fausses infos sur moi ».

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