Athlétisme : Elle a frôlé l'exclusion à cause d'un sponsor

Athlétisme : Elle a frôlé l'exclusion à cause d'un sponsor©Media365

Rédaction , publié le samedi 23 février 2019 à 15h17

Dans une interview, Nafissatou Thiam a avoué avoir échappé de peu à une exclusion de la part de la Fédération belge d'athlétisme lors des Championnats d'Europe à cause d'un problème de sponsor.

Nafissatou Thiam est championne d'Europe en titre d'heptathlon et devrait faire la fierté de la Belgique. Six mois après son titre à Berlin, la native de Namur est pourtant pleine de rancœur et au bord des larmes. En cause ? Un incident survenu pendant les Championnat d'Europe en Allemagne. Pendant six mois, elle a gardé le silence mais dans une interview accordée à Le Soir, Thiam a déballé son sac.

Un changement de haut qui ne passe pas

Elle avoue avoir été à deux doigts d'être exclue par la Fédération belge d'athlétisme pour une histoire de sponsor absent ou trop peu apparent après la première journée de compétition. Thiam avait alors changé de haut après avoir déchiré le sien. « J'ai donc changé de top pour le 200m et j'ai fait ma course. Une fois à l'hôtel, mes managers, Kim et Helena, m'ont alors dit que la fédération voulait me retirer de la compétition. Moi, j'étais déjà à bout de nerfs après une journée éprouvante et quand on m'a dit ça, en argumentant que le logo n'était pas assez visible pendant le 200m, je n'ai pas compris... »

L'affaire n'est pas terminée

Un conflit d'intérêts pour l'athlète qui assure que « la Fédé me voyait comme un paquet de fric, on voyait l'argent que je représentais. » Finalement elle n'a pas été exclue et bien en a pris à la Fédération vu que Nafissatou Thiam a décroché l'or européen. Mais l'histoire est loin d'être terminée pour l'athlète surtout avec la nouvelle convention mise en place. « Dans ce document, toutes les lignes, ou presque, posent problème. Ce qui me choque le plus - et c'est difficile de choisir ! - c'est la cession du droit à l'image. C'est la seule façon ou presque pour un athlète de gagner sa vie, surtout en Belgique. (...) cela s'appelle du chantage. »

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