Athlétisme - Dopage : Quatre ans de suspension pour Asbel Kiprop

Athlétisme - Dopage :  Quatre ans de suspension pour Asbel Kiprop©Media365
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Gabriel Vanhoutte, publié le samedi 20 avril 2019 à 13h03

Contrôlé positif à l'EPO en novembre 2017 et écarté des pistes depuis plusieurs mois, le Kenyan Asbel Kiprop a été suspendu pour quatre ans par l'AIU, instance antidopage indépendante de l'IAAF.

Après plus d'un an et demi de ballotage, la sentence est tombée. L'Unité d'Intégrité de l'Athlétisme (AIU) a annoncé ce samedi la suspension pour quatre années d'Asbel Kiprop. Le triple champion du monde kényan avait été contrôlé positif à l'érythropoïétine (EPO) le 27 novembre 2017. Le coureur de 29 ans avait ensuite été écarté des pistes en février 2018, avant que ne tombe ce samedi la sanction définitive. Le champion olympique du 1500 mètres en 2008 avait évoqué pour sa défense que « l'hypoxie provoquée par l'altitude et l'entraînement physique intense ne peut pas expliquer la présence d'EPO exogène dans l'échantillon », comme l'a affirmé l'AFP. Une défense que l'AIU a donc rejetée. Asbel Kiprop ne retrouvera pas les pistes avant février 2022, mais pourra toutefois faire appel devant le Tribunal Arbitral du Sport.


Le Kenya, encore et toujours dans le viseur

La nouvelle de la suspension d'Asbel Kiprop est une affaire scabreuse de plus pour le Kenya, place forte de l'athlétisme mondial. Car le coureur de 29 ans avait acquis lors de la dernière décennie un palmarès considérable, avec trois titres mondiaux consécutifs sur le 1500m (2011, 2013 puis 2015) ainsi qu'une couronne olympique aux Jeux de Pékin. Et si le Kenya a quitté la liste des pays « non-conformes » de l'AMA avant les Jeux de Rio, en 2016, à la faveur d'une nouvelle loi antidopage dans le pays, celui-ci n'en reste pas moins dans le viseur des institutions. En 2016, le pays avait été placé sous la surveillance de l'IAAF. Depuis 2004, ce n'est pas moins de 138 athlètes kényans qui ont été contrôlés positifs, avec une majorité lors des tests réalisés en compétition. La chute d'Asbel Kiprop ne jouera donc probablement pas en faveur du Kenya, qui devrait rester dans le viseur des institutions mondiales antidopage.

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