Rougeyron: "Être européens"

 Rougeyron LNV

Dorian Rougeyron était auparavant à la tête du centre de formation parisien. (LNV)

Âgé de 35 ans, Dorian Rougeyron attaque sa deuxième saison en tant qu'entraîneur du Paris Volley. Un Paris Volley qui, renforcé par quatre recrues dont Tony Krolis, meilleur marqueur du championnat de France 2011-2012 avec Nantes, vise l'Europe. "L’objectif annoncé est d’être dans les cinq premiers", annonce en effet Rougeyron, lequel espère "un meilleur départ" qu'à l’automne dernier.  

Dorian, avec le recul, quel regard portez-vous sur la saison 2011-2012 de votre Paris Volley ?    
C’est une saison que l’on a très mal débutée, on n’était pas prêts à l’entame du Championnat. Comme pour beaucoup d’équipes, on a des joueurs qui sont arrivés très tard, notamment notre passeur qui avait été blessé tout l’été. La trêve du mois de novembre nous a fait du bien, parce qu’on a pu vraiment travailler collectivement. On a plutôt bien évolué sur la phase retour. Le souci, c’est qu’on est arrivés huitièmes et qu’on a pris Tours en play-offs. Ils étaient au-dessus de nous. C’était compliqué, mais c’était une saison positive sur le plan de l’évolution.

Personnellement, il s’agissait de votre première saison à la tête d'une équipe professionnelle. Comment l'avez-vous vécue ?      
Par rapport à ce que j’ai connu avant avec le centre de formation, on est plus exposé donc, émotionnellement, c’est un petit peu plus compliqué. Surtout au début. Avec les résultats qui n’étaient pas là, ce n’était pas toujours facile. Mais bon, on se réfugie dans le travail, on essaye de donner du sens à ce que l’on fait, de s’accrocher au processus que l’on a mis en place en se disant que cela va payer. C’est assez plaisant quand les résultats arrivent. J’espère que la seconde saison sera plus facile à gérer.

Votre équipe vous semble-t-elle bientôt prête ? 
On est dans les temps. On a encore des joueurs qui vont arriver tard, mais c’est le cas pour toutes les équipes. Cela dit, c’est plus gérable parce qu’il nous reste quatre semaines avant le début du Championnat. J’espère qu’on aura un meilleur départ. Après, c’est toujours pareil, cela ne dépend pas que de nous, on a des adversaires. En plus, il y a plein d’équipes qui ont bien recruté, le niveau du Championnat sera plus élevé. On commence contre des équipes a priori très solides comme Rennes et Chaumont, donc on verra.

Quel est l’objectif du club ? 
L’objectif que le club nous a fixé est d’être européens, donc l’objectif annoncé est d’être dans les cinq premiers.

"Je pense que je vais donner le capitanat à Todor Skrimov"

Parlez-nous de vos quatre recrues estivales…
Damien (Van Den Eshof, ndlr) va occuper le poste de deuxième passeur. Il vient de jouer deux saisons comme titulaire en Pro B (au Plessis-Robinson, ndlr), il a un petit peu de bouteille, ce sera très bien. Sur le poste de pointu, même si j’étais satisfait de Thomas Zass, on cherchait un joueur avec plus d’expérience, un plus gros bagage technique, donc Tony Krolis convenait parfaitement. On cherchait un central avec un profil offensif parce que j’estimais qu’on manquait d’impact offensif au centre, donc on a signé Ardo Kreek qui jouait en Pologne. La dernière recrue, c’est André Ricardo Lukanietz. Le Brésilien va remplacer poste pour poste Emmanuel Ragondet. On voulait quelqu’un qui était capable de réceptionner à deux avec le libéro, on espère que ce sera un bon choix.

Concernant Tony Krolis, sera-t-il le leader de votre équipe ?
Je ne le connais pas encore, parce qu’il n’est pas arrivé. Cela peut très bien être un leader technique. De toute façon, son poste fait qu’il aura des responsabilités offensives puisque c’est l’attaquant de pointe. Je sais que notre passeur Josh Howatson aura également des responsabilités. Je pense que je vais donner le capitanat à Todor Skrimov. C’est dans son évolution personnelle, c’est celui qui commence à connaître le mieux l’équipe, il est imprégné des valeurs du club car il sort de notre centre de formation, il parle couramment français… Dennis Van der Veen sera également un leader. C’est un joueur qui est là depuis six saisons, qui a vécu trois titres de champion avec Paris.

Y a-t-il des départs que vous déplorez ? 
De toute façon, personne n’est irremplaçable. Mais, sentimentalement, il y a des départs qui ne sont pas toujours faciles. Je pense aux joueurs que j’ai pu avoir au centre de formation, que j’ai côtoyés depuis longtemps comme Romain Bonon.

Un dernier mot sur Jiri Novak, qui devient directeur sportif du Paris Volley…
C’est normal, Jiri fait partie des meubles maintenant. En tant que directeur sportif, il va gérer les relations entre l’équipe technique, les joueurs et le bureau. C’est vraiment quelque chose de bien. C’est quelqu’un qui ira dans l’intérêt du club, parce qu’il l’aime, qu’il y est depuis longtemps et qu’il y est attaché.