Rentrée studieuse pour les Cannoises

Nadia Centoni et Victoria Ravva ont fait le boulot face au Stade Français Paris. (Maxppp)

Nadia Centoni et Victoria Ravva ont fait le boulot face au Stade Français Paris. (Maxppp)

Sans surprise, le RC Cannes a abordé sa nouvelle campagne par une victoire face au Stade Français Paris (3-1 ; 25-12, 25-15, 21-25, 25-17), ce samedi, en ouverture de l’Open GENERALI. De son côté, le promu albigeois a surpris son monde en étrillant Istres (3-0) tandis que Mulhouse a souffert face à Nantes (3-2). A noter par ailleurs les victoires de Calais et Béziers face à Venelles (3-1) et Evreux (3-1) le dimanche. De son côté, Le Hainaut a réalisé une belle affaire face au Cannet (3-2).

Comment pouvait-il en être autrement ? Invité à ouvrir la saison 2012-13 face au Stade Français Paris Saint-Cloud, ce samedi, lors de l’Open GENERALI, le RC Cannes n'a pas laissé l’opportunité au promu parisien de venir contester sa suprématie. Vainqueur des quinze dernières éditions du championnat de France, le club azuréen a envoyé un nouveau message aux écuries de Ligue AF qui espéraient bouleverser la hiérarchie en place.

Le chamboulement opéré durant l’intersaison au sein même de l’effectif azuréen (six départs, sept arrivées) n’a semble-t-il pas perturbé outre mesure le tenant du titre qui n'a pas traîné pour dévoiler ses velléités dans ce nouvel exercice et conforter son statut d’intouchable sur la scène hexagonale. Les Cannoises ont rapidement fait valoir leurs forces en présence sous l’impulsion du trio Centoni-Mihajlovic-Markevich. Douze. C’est le nombre de points laissés en route par les Azuréennes au terme d’une première manche à sens unique (25-12).

Et si les Parisiennes ont laissé entrevoir davantage de mordant en début de deuxième set, elles se sont résolues à baisser pavillon face à la démonstration de force des vice-championnes d’Europe (25-15). Vexées de ne pouvoir offrir une meilleure résistance, les coéquipières de Déborah Giaoui sont revenues sur le terrain avec de meilleures intentions et ont surpris leur monde en chipant le troisième set au RC Cannes (21-25), chose que peu d'écuries françaises sont parvenues à réaliser la saison passée.

La révolte des championnes de France ne s'est pas fait attendre, ces dernières bouclant finalement les hostilités en quatre sets au terme d'une rencontre globalement maîtrisée (25-17). "On a bien démarré, les deux premiers sets étaient assez propres mais nos adversaires étaient loin de leur meilleur niveau, tempère Victoria Ravva. Dans le troisième set, on a douté. On a fait pas mal d’erreurs. La prestation du troisième set ne peut pas être satisfaisante pour nous. Heureusement, on a bien réagi dans le quatrième.»

ALBI – ISTRES : 3-0 (25-12, 25-17, 25-20)

Septième de l’exercice passé, Istres a connu une première désillusion cette saison en subissant la loi du promu albigeois en trois manches sèches (3-0). Dépourvues de complexe, les Albigeoises ont récité une partition des plus intéressantes qui leur a permis de quitter Coubertin avec un premier succès dans les bagages et un capital confiance au beau fixe. Les coéquipières de Stéphanie Lecoq ont rapidement mis la pression sur leur adversaire du jour, survolant la première manche (25-12). Bis repetita dans le deuxième set au cours duquel les protégées de Jean-René Akono ont confirmé leurs belles dispositions (25-17). Médusées par la tournure des évènements, les Istréennes ont bien tenté de réagir dans le troisième acte… en vain (20-25).

MULHOUSE-NANTES : 3-2 (21-25, 17-25, 25-22, 29-27, 15-9)

Habituées à jouer les premiers rôles en Ligue A, les Mulhousiennes ont bien failli déchanter dès la première journée du championnat. Une entrée en lice qui se déroulait à Paris, sous la forme de l’Open Generali, et qu’elles avaient sans doute imaginé autrement. Car contre toute attente, les Nantaises ont remporté les deux premiers sets 25-21 puis 25-17 ! Dos au mur, les Alsaciennes ont alors retrouvé leurs esprits pour remporter les deux sets suivants 25-22 puis 29-27 avant de finalement faire la différence au tie-break 15-9. Une victoire acquise dans la douleur.

LE CANNET-HAINAUT (2-3 ; 26-24, 21-25, 11-25, 25-23, 13-15)

Alors qu’il n’avait plus battu Le Cannet depuis le 7 janvier 2006, Le Hainaut a mis fin à sa période de disette longue de onze matches sans victoire face aux Cannetanes, ce dimanche, lors de l'Open GENERALI. La tâche n’a pas été de tout repos pour les filles de Ion Dobre qui ont eu besoin de cinq manches pour arriver à se sortir des griffes des Azuréennes. La perte du premier set (24-26) n’a pas altéré l’ambition des Cannetanes qui ont remis les pendules à l’heure en s’accaparant les deux manches suivantes (25-21, 25-11). A peine le temps de savourer ce retour aux affaires que Le Cannet remettait les compteurs à égalité (25-23)… avant de rendre les armes au terme d’un set décisif accroché (13-15).

CALAIS-VENELLES (3-1 ; 25-20, 25-13, 21-25, 25-19)

Demi-finaliste du précédent exercice, Calais a fait respecter son rang face à Venelles (3-1). Les filles de Badis Oukarache ont expédié les deux premières manches (25-20, 25-13) avant de lever le pied et de se faire surprendre dans le troisième acte (21-25) et de finalement relancer la machine dans quatrième set (25-19). De bon augure à une semaine d’un affrontement de tous les dangers face à Mulhouse.

BEZIERS-EVREUX (3-1 ; 27-25, 21-25, 25-15, 25-21)

Comme Calais, Béziers a échoué aux portes de la finale du championnat de France de Ligue AF l’an passé. Et comme Calais, Béziers a abordé les nouvelles hostilités par une victoire face à Evreux (3-1), ce dimanche. Chatouillées d’entrée de jeu, les protégées de Cyril Ong ont arraché la première manche (27-25) avant que leurs adversaires du jour ne remettent les compteurs égalité (21-25). Les Angels ont finalement repris du poil de la bête dans les troisième (25-15) et quatrième manches (25-21) pour plier l’affaire en quatre sets.