Tillie: "On a envie que ça commence"

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Laurent Tillie a pris les rênes des Bleus en juin dernier. (Maxppp)

L’équipe de France s’est envolée ce mardi pour la Hongrie où elle débute un tournoi de qualification à l’Euro 2013. Laurent Tillie, nouveau sélectionneur des Bleus en remplacement de Philippe Blain, évoque la préparation de son groupe, ses objectifs et ses relations avec les joueurs.

Laurent, vous débutez votre première campagne de qualification avec l’équipe de France. Qu’en attendez-vous ?
Déjà, on a un impératif de résultat. Il y a la qualification pour l’Euro 2013 au bout et il n’y a qu’un seul pays qualifié. La deuxième solution, c’est de passer par un barrage. Donc, l’objectif c’est de se qualifier directement. On est dans une poule assez relevée. Deux adversaires seront difficiles, l’Espagne et la Lettonie, et il me semble que la Hongrie est un peu moins forte. A priori, ça se jouera entre trois équipes.

Vous sortez d’une grosse préparation. Comment s’est-elle passée ?
Je trouve que les joueurs ont beaucoup donné, avec beaucoup d’entraînements. Ça fait cinq semaines qu’on vit les uns sur les autres (rires), avec aussi quelques jours de repos. Les joueurs ont beaucoup donné et maintenant ils ont envie que ça commence. Ils ont envie de passer aux choses sérieuses.

Ce mois de préparation a eu lieu pendant les Jeux Olympiques, alors que vous auriez pu y être…
Il y a une différence entre "on aurait pu y être" et "on y est". C’est ça le haut niveau. On se bat pour participer à ce genre de compétition. Je ne crois pas qu’il y a un esprit de revanche dans le groupe. Et est-ce qu’on est fautif ? Je ne crois pas non plus. On s’est en tout cas donné les moyens de rebondir, grâce aux stages et à leur intensité.

"Un discours différent"

Quels enseignements tirez-vous des matches amicaux disputés la semaine dernière contre la République tchèque ?
C’était satisfaisant par rapport aux efforts fournis, à la concentration, à l’attitude. On gagne deux matches sur trois, ce n’est pas trop mal. Mais ça reste des matches amicaux. On verra en compétition.

Avez-vous échangé avec Philippe Blain, l’ancien sélectionneur ?
On s’est expliqué rapidement mais on n’a pas vraiment échangé sur le fonctionnement parce que je crois que chacun a sa propre vision. Mais j’avais le suivi des joueurs par l’intermédiaire de son staff. La passation s’est faite comme ça principalement. On a peut-être un discours différent, des méthodes d’entraînements différentes. Mais ce n’est pas vraiment à moi de le dire.

Justement, sentez-vous une adhésion des joueurs à vos méthodes ?
Je n’en sais rien, en tout cas ils font ce que je leur demande (rires).

Votre fils Kevin fait partie de la sélection. Comment se passe votre relation ?
Ça reste un joueur. J’ai l’impression que la relation est la même avec lui et avec les autres joueurs. Mais c’est vrai que c’est mon fils, c’est une personne un peu particulière. Dans chaque collectif que j’ai eu, je considérais les joueurs presque comme mes fils. On accompagne, on essaye de le faire progresser, parfois on se fâche. Ça a toujours été comme ça, sauf que là il y a vraiment mon fils dans le groupe.