Le Roux: "Cannes me fait confiance"

 leroux-cannes

Kevin Le Roux se veut ambitieux avec l'AS Cannes. (LNV)

Central de métier, Kevin Le Roux a basculé au poste de pointu en janvier dernier avec l'AS Cannes. En fin de contrat, l’international français a prolongé l’aventure sur la Côte d’Azur. Ambitieux, le géant tricolore se satisfait grandement de l’arrivée de ses deux acolytes en bleu, Pierre Pujol et Nicolas Maréchal.

Kevin, comment s’est passé votre retour à Cannes après la période internationale ?
Il ne s’est pas passé grand-chose, je n’ai eu qu’une journée de repos. Ça a été assez rapide. Je suis arrivé lundi à Saint-Malo, chez mes parents, et je suis parti mercredi matin à Cannes. Je me sens un peu fatigué parce que la période internationale a été longue. On va partir au tournoi d’Avignon vendredi et samedi. Je ne sais pas si on va jouer tous les matches avec Nico (Maréchal, ndlr) et Pierre (Pujol, ndlr), on va essayer de tourner un peu pour s’économiser.

Pourquoi avoir choisi de prolonger l’aventure à Cannes ?
A partir de janvier dernier, j’ai changé de poste, je suis passé à la pointe. Ça s’est plutôt bien passé. Cannes me fait confiance sur ce poste. J’ai voulu refaire une année à la pointe. On verra comment ça se passera cette année. Après, c’est vrai que plus tard, j’aimerai partir à l’étranger. Mais il faut avoir les capacités pour y arriver. Ça dépendra de ma saison au poste de pointu. Il y a toujours des gros clubs russes polonais ou italiens qui font rêver mais si je pars à l’étranger, ce ne sera pas forcément dans des gros clubs surtout si je débute au poste de pointu. Je ne vise pas encore les clubs de haut niveau. Si je pars à l’étranger, je me verrai plus dans un club qui joue les play-offs de 4 à 8.

Comment jugez-vous les arrivées de Pierre Pujol et Nicolas Maréchal, deux de vos coéquipiers en équipe de France, sur la Côte d’Azur ?
Ce sont deux bonnes recrues. C’est que du bonus pour Cannes, ce sont deux très bons joueurs internationaux. On avait besoin de ces joueurs-là pour espérer faire un résultat cette année. Ça fait plaisir d’avoir des gros noms du volley-ball français dans notre équipe. On a passé l’été ensemble. On s’entend super bien. Il vaut mieux d’ailleurs que ça se passe bien étant donné qu’on va commencer une saison ensemble (rires).

Par rapport au recrutement opéré durant l’été, l’AS Cannes semble plus armée que la saison passée pour titiller le titre. Est-ce aussi votre avis ?
J’espère. On espère aller plus haut que l’an dernier. On s’était un peu raté face à Nantes, en quarts de finale. Ça nous a fait un peu mal. Cette année, avec les recrues qu’on a, on espère au moins faire une demi-finale et surtout aller loin en Coupe d’Europe. A titre personnel, une demi-finale de la CEV et une demi-finale de championnat de France me conviendraient. Après en Coupe, il y a toujours des matches pièges avec des petites équipes qui peuvent nous faire mal.

A titre personnel, dans quel secteur de jeu êtes-vous encore perfectible ?
Sur les attaques après défense. Que ce soit sur balle haute ou balle rapide. C’est mon point faible à la pointe. Sinon, en défense, on n’est jamais parfait.

Comment jugez-vous l’arrivée de Christophe Meneau aux commandes du club ?
Difficile à dire. Je l’ai uniquement connu en tant que second de Laurent Tillie, c’est différent. Je ne sais pas comment il va être en tant qu’entraîneur principal. Je ne l’ai pas encore eu à l’entraînement. Je ne sais pas comment il réagit, s’il est comme Laurent ou pas. Pour le moment, je ne peux pas trop me prononcer.

Un mot sur l’intronisation de Laurent Tillie en équipe de France.
J’ai passé trois ans avec lui donc je savais comment il était. On travaille dur avec lui. C’est quelqu’un de rigoureux. Il y a quelques gars qui ont été surpris sur l’intensité qu’il donnait à l’entraînement mais, même si c’était dur, ils étaient satisfaits de son arrivée. Il s’est bien intégré dans le groupe, il a bien repris l’équipe de France.