Albeau, le bon vingt !

Antoine Albeau complète sa riche collection

Antoine Albeau complète sa riche collection

Et de vingt pour Antoine Albeau ! En remportant dimanche en Allemagne l’ultime étape de la Coupe du monde de slalom, le véliplanchiste de l’île de Ré, 39 ans, a décroché le vingtième titre mondial de sa carrière. Chez les dames, la France triomphe également grâce à Valérie Arrighetti-Gibaudo, championne du monde de slalom pour la deuxième fois.

"20 Times World Champion". Sur la page de une de son site Internet, Antoine Albeau arbore un grand sourire, lui qui a fait un pas de plus dans l’histoire de la planche à voile en décrochant ce dimanche le vingtième titre mondial de sa carrière, en slalom. Pour cela, le véliplanchiste de l’île de Ré, auteur d’un début de saison mitigé, mais bien revenu dans le coup en août grâce à sa victoire en Turquie, devait devancer lors de l’ultime étape de la saison, à Sylt (Allemagne), son grand rival, le Suisse d’adoption Björn Dunkerbeck, qui occupait la place de leader du classement général de la Coupe du monde en débarquant en Allemagne.

Chose bien faite sur une épreuve tronquée par l’absence de vent qui ne se sera finalement jouée que sur une journée de régates, dominée par le Français mardi dernier, le reste de la compétition se résumant à une longue et pénible attente, qui a pris fin dimanche matin lorsque les organisateurs ont annoncé que les épreuves de slalom n’iraient pas plus loin. Au grand soulagement d’un Antoine Albeau qui pouvait savourer ce nouveau sacre, lui qui en avait été dépossédé l’an dernier par Dunkerbeck.

"Avec Björn, nous avons tous les deux dominé la saison, mais j’avais moins de pression que lui. Au pire, je terminais deuxième, et au mieux je gagnais. Lui, avait déjà les deux pieds sur le podium. Pour moi, tout s’est super bien déroulé mardi même si j’ai cassé un mât et un peu déchiré ma voile un quart d’heure avant d’attaquer mon premier départ. C’était un peu de stress, mais ce sont des situations qui nous arrivent régulièrement. J’avais une bonne vitesse, j’étais bien sur l’eau. J’ai gagné la première finale et j’ai ensuite voulu assurer sans prendre trop de risques. C’est passé ! J’étais aussi inscrit en vagues donc cela m’a permis de mieux gérer l’attente. Je ne croyais pas trop à ce titre. Tout le monde me disait: «Allez, il te faut un vingtième titre», c’est sûr, 20 c’est mieux que 19. Mais j’avais fait beaucoup de petites erreurs en début de saison qui me laissait penser que ce serait difficile cette saison. Au final, je gagne deux épreuves et j’ai été plus régulier que Björn. C’est super de gagner cette finale et de remporter le titre mondial !"

Un titre qui complète le triomphe de l’équipe de France de windsurf, récemment mise en place, puisque chez les filles, Valérie Arrighetti-Gibaudo a également été sacrée, pour la deuxième fois de sa carrière. "C’est sympa de gagner la même année que Valérie  Arrighetti-Ghibaudo. On se connait depuis très longtemps avec Valérie ! Je suis content pour elle qui a connu de belles années sur la Coupe du monde, mais qui a choisi depuis quelque temps de travailler parallèlement et de s’occuper de sa fille", commentera Antoine Albeau, heureux de partager ce vingtième sacre. Peut-être pas le dernier…