Voile - Vendée Globe - Louis Burton : " Dans la vie d'un marin, le Vendée Globe, c'est le top niveau "

Voile - Vendée Globe - Louis Burton : " Dans la vie d'un marin, le Vendée Globe, c'est le top niveau "©Media365
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Nicolas BERTE, publié le samedi 22 octobre 2016 à 16h18

Contraint à l'abandon après quatre jours de course pour son premier Vendée Globe il y a quatre ans, Louis Burton repart pour un tour, toujours sur Bureau Vallée. Il espère évidemment faire mieux qu'en 2012.

Louis Burton, il y a quatre ans vous étiez le plus jeune participant (27 ans), comment vous sentez-vous aujourd'hui avec quatre de plus pour ce nouveau Vendée Globe ?
J'arrive avec un petit peu moins de cheveux et avec un peu plus de rides (rires), et pas mal d'expérience avec deux Transats Jacques Vabre sur ce bateau-là et une Route du Rhum. Guérir de cet épisode malheureux de 2012 (abandon), ça a été long, parce que c'est une vraie blessure. On met tellement d'énergie, on s'investit tellement quand on est sportif à ce niveau-là dans un sport qu'est le nôtre. Je me sens plus fort, plus confiant techniquement, et en même temps un petit plus angoissé parce que je sais que tout peut arriver puisque je l'ai vécu.

Justement, on a senti que ça a été très dur pour vous. Malgré ça, vous avez tout de suite voulu y revenir...
Oui parce que c'est une course inaccessible, le Vendée Globe. Dans la vie d'un marin professionnel, c'est le top niveau donc on a envie de rester à ce niveau-là, évidemment. Et puis on a 90 jours de mer en solitaire, sans escale, ça n'existe pas dans d'autres formats donc si on rate ça et bien on ne peut plus vivre ça, on ne peut plus vivre ce grand Sud de cette manière-là, et ça fait quatre ans qu'on travaille sur cet objectif-là.

Quelles sont les erreurs à ne plus faire ?
Il y a quatre ans, on avait démarré très tardivement le projet, et du coup on avait géré une préparation technique comme on avait pu, et moi je ne m'étais pas du tout ménagé. C'est-à-dire que j'étais uniquement au service du bateau et du projet et donc je suis arrivé au départ sur les rotules avec beaucoup de stress. Donc ça c'est une erreur qu'il ne faut pas recommencer, et qu'on n'a pas recommencé. Après, c'est facile de dire ça mais j'ai re-signé avec Bureau Vallée pour quatre ans après le Vendée Globe, c'est une chance inouïe. C'est aussi tout ça, tout ce contexte-là, qui permet de ne pas refaire cette erreur-là.

Que redoutez-vous le plus ?
Une collision,comme en 2012. Ou qu'il y ait un autre élément auquel on n'aura pas pensé qui sera la faute à pas de chance.

Si on simplifie à l'extrême puisque vous avez abandonné relativement tôt il y a quatre ans, c'est un peu une deuxième première car vous allez découvrir plein de choses...
Oui, tout à fait. En fait, l'expérience du Vendée Globe, je l'ai sur la phase démarrage du projet, jour de départ de la course. Après, le reste, là où j'ai été le plus loin c'était sur la Jacques Vabre, au Brésil. Tout le reste, ça va être de la découverte.

Le plateau est sacrément relevé, plus cette année que les années précédentes, voyez-vous cela d'un bon œil ?
Oui, il y a un indicateur qui est excellent et qui fait du bien, c'est qu'il y a 30 bateaux, alors qu'il y en avait 20 en 2012. Trente bateaux, c'est-à-dire qu'il y a 10 bateaux de plus soit 10 sponsors en plus, ça fait du bien pour notre sport. Ça envoie des messages plutôt positifs, ça veut peut-être dire que les entreprises ont retrouvé de l'argent ou que ça repart donc ça c'est vachement bien. C'était un peu morose en 2012 et là c'est plutôt bonnard. Ça fait un plateau très intéressant.

 
1 commentaire - Voile - Vendée Globe - Louis Burton : " Dans la vie d'un marin, le Vendée Globe, c'est le top niveau "
  • Vendée globe ! …. au risque de passer pour un radin … un mesquin … un rabat joie , je me pose une question ! … hier j’ai entendu que le bateau «  banque Populaire «  était en gestation depuis 2 ans et avait mobilisé 16 personnes , pour un coût global de 3,4 millions d’€ ! ….. qui paye ? … c’est pareil pour tous les autres ! … qui paye ?... finalement , ce n’est pas les sponsors … c’est nous ! … pour les caprices de certains soit-disant …. amateurs ! .. je ne parle pas des navigateurs ... ils en profitent ! .... mais des autres ! ... !....... Pauvre France !

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