Wimbledon : Tout ce qu'il faut retenir de l'édition 2017

Wimbledon : Tout ce qu'il faut retenir de l'édition 2017©Media365
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Aurélien CANOT, publié le lundi 17 juillet 2017 à 12h32

Retour sur les grands moments de ce Wimbledon 2017 qui s'est achevé dimanche sur le huitième sacre de Roger Federer sur le gazon londonien.

Roger Federer, vainqueur à 35 ans de son huitième Wimbledon, le tout sans perdre le moindre setest entré encore un peu plus dans la légende en portant son total de victoires en Grand Chelem à dix-neuf. Injouable pendant toute la quinzaine, le champion suisse n'a pas laissé davantage d'espoir en finale à Marin Cilic qu'il n'avait accordé davantage que de toutes petites miettes aux tours précédents à Tomas Berdych, Milos Raonic, Grigor Dimitrov, Dusan Lajovic ou Alexandr Dolgopolov. Peut-être plus fort encore que jamais, Federer, de nouveau sur le podium mondial, a poursuivi à Londres une année 2017 époustouflante, certes sans terre battue à son programme. Vainqueur de l'Open d'Australie, à Indian Wells, Miami et Halle avant de survoler ce tournoi de Wimbledon qu'il est le seul à avoir remporté aussi souvent, le roi Roger a gagné toutes les épreuves auxquelles il a participé depuis son retour de blessure, à l'exception de Dubaï et Stuttgart.
Un Nadal-Muller d'anthologie
Vingt-huit jeux et 2h15 de jeu. La durée du match entre Gilles Muller et Rafael Nadal ? Non, du cinquième set uniquement de ce huitième de finale d'anthologie remporté 15 jeux à 13 par le Luxembourgeois dans l'ultime manche pour devenir le sixième joueur de l'histoire à faire chuter plusieurs fois l'Espagnol en Grand Chelem (deux fois, après son succès de 2013, déjà à Wimbledon). Toujours vainqueur lorsqu'il a mené deux sets à rien dans une rencontre, Muller a fait chuter le double vainqueur de l'épreuve à l'issue d'un match épique de près de cinq heures (4h48) interrompu le lundi soir puis repris le mardi, avec le dernier mot pour Muller, non sans avoir laissé passer cinq balles de match au préalable. Jamais dans sa carrière le récent vainqueur de Roland Garros pour la dixième fois n'avait été poussé aussi loin dans un cinquième set que lors de ce huitième face au surprenant Luxembourgeois, auteur de L'exploit de la quinzaine. Les deux derniers à avoir posé autant de problèmes au Majorquin dans une manche décisive se nommaient Roger Federer et Novak Djokovic, rien que ça.
Les cris de douleurs de Mattek-Sands
Plus encore que les larmes de Marin Cilic en finale face à Roger Federer, les hurlements de Bethanie Mattek-Sands sur le court numéro 17 ont marqué cette édition de Wimbledon, et plus encore les spectateurs présents ce jour-là, glacés par la douleur terrible de l'Américaine après s'être tordu le genou droit. La spécialiste du double s'est écroulée sur le gazon sur une montée au filet anodine dans le premier jeu du dernier set. Le genou droit entre les mains, « BMS », terrassée par la douleur, a crié au secours, si fort et de manière tellement effroyable que son adversaire du jour Sorana Cirstea n'a même pas osé lui prêter main forte, alors qu'elle avait traversé le court dans ce sens. Verdict : rupture du tendon et déplacement de la rotule du genou droit pour l'habituelle partenaire d'Elena Safarova.
Vous attendiez Tsonga ou Pouille, vous avez eu... Mannarino et Paire
Les Français aux abonnés absents (en tout cas les Français attendus)
Plus aucun Français dans un tournoi du Grand Chelem à l'aube des quarts de finale. Ce Wimbledon 2017 n'a pas spécialement dérogé à la règle, avec les éliminations prématurées de nos meilleurs représentants, avec dans l'ordre du classement Jo-Wilfried Tsonga, Gaël Monfils, Lucas Pouille, Richard Gasquet ou encore Gilles Simon. Pourtant, deux Tricolores ont réussi à sortir la tête de ce brouillard londonien, et ce ne sont pas forcément ceux que l'on attendait. Habituellement très discrets dans des épreuves de ce niveau, Benoît Paire et Adrian Mannarino ont en effet endossé le costume de derniers rescapés en étant les deux seuls de nos joueurs engagés dans le tournoi à se hisser en huitièmes de finale. Malheureusement, pour l'Avignonnais comme pour son compatriote originaire, lui, de l'Ile de France, la marche était beaucoup trop haute ensuite, avec en face Andy Murray pour le premier et Novak Djokovic pour le second. Chez les femmes, c'était également la soupe à la grimace pour les Bleues, même si Caroline Garcia, passée tout près de l'exploit en huitièmes face à la Britannique Johanna Konta, a signé la plus belle performance de sa jeune carrière à Londres.
Le gazon maudit des courts annexes
Assez rare pour le signaler. Beaucoup de joueurs et de joueuses se sont plaint cette année de la qualité de ce gazon londonien qui s'attire pourtant généralement bien plus de compliments que l'inverse. L'état de l'herbe des courts annexes a notamment provoqué les foudres de nombreux participants, à commencer par Kristina Mladenovic, presque contente de se faire sortir dès le deuxième tour pour ne pas avoir à refouler le gazon d'un « petit » court. Il faut dire que sur le court numéro 18, parodie de court de tennis démuni d'herbe sur les lignes de fond et bosselé pour ne pas dire dur par endroit, la numéro 1 française, au même titre d'ailleurs que de son adversaire du jour Alison Riske, a chuté dès le deuxième jeu, manquant même de se tordre un genou. Le match avait même à peine commencé que les deux joueuses ont sollicité l'arbitre pour arrêter la partie en raison des conditions de jeu très dangereuses pour les organismes. Même si Mladenovic et Riske n'ont pas eu gain de cause, la terrible blessure de Bethanie Mattek-Sands leur a donné raison.
Venus Williams a de beaux restes
Roger Federer vainqueur de son deuxième tournoi du Grand Chelem à 35 ans, Venus Williams encore finaliste de Wimbledon à 37 ans, les vieux dinosaures du circuit ont prouvé lors de cette quinzaine qu'ils avaient encore beaucoup à apprendre à la jeune garde. Certes, la grande sœur de Serena, lauréate de l'édition 2016, n'est pas allée au bout, contrairement au champion suisse, mais elle a décroché un billet pour une neuvième finale dans ce tournoi que la quintuple vainqueur de l'épreuve disputait pour la vingtième fois de sa carrière. Malheureusement pour celle qui avait été impliquée peu de temps avant le début de la compétition dans un accident de la circulation ayant fait un mort, comme à Melbourne en janvier dernier face à Serena en finale de l'Open d'Australie, Venus a dû s'incliner sur la dernière marche, cette fois face à une Garbine Muguruza en état de grâce. Mais l'ancienne numéro un mondiale a démontré qu'elle était loin d'être finie, avec cette deuxième finale en Grand Chelem en 2017 et le retour ce lundi dans le Top 10 de la WTA (neuvième).

 
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