L'heure de Murray ?

 Murray-US Open

Andy Murray vise un premier titre majeur. (Reuters)

La finale de l'US Open propose un choc ce lundi entre Novak Djokovic, le tenant du titre, et Andy Murray. Le Britannique, qui dispute sa cinquième finale d'un tournoi majeur et la deuxième à New York, espère enfin décrocher le Graal.

Ce n’est pas son pire ennemi, mais presque. Novak Djokovic n’inspire pas à Andy Murray la même crainte et ne lui rappelle pas les mêmes cauchemars que Roger Federer, qui l’a privé de trois Majeurs (US Open 2008, Open d’Australie 2010 et Wimbledon 2012). Du moins pas encore. Mais l’Ecossais n’a pas oublié que l’an dernier, le Serbe l’a, lui aussi, empêché de triompher à Melbourne. Pour sa cinquième finale d’un tournoi du Grand Chelem, la deuxième à Flushing Meadows quatre ans plus tard, il compte bien prendre sa revanche après toutes ces années de déception et de frustration. Tombeur dimanche de David Ferrer (2-6, 6-1, 6-4, 6-2), au terme d’un match qui s’est étalé sur deux jours en raison d’un avis de tempête sur New York, "Djoko" a d’ailleurs bien conscience qu’il va affronter lundi une bête blessée, et plus reposée que lui.

"Il a disputé quatre finales de Grand Chelem qu'il a perdues, certes. Mais il a suffisamment d'expérience pour gérer ce genre de rendez-vous. Et puis, cette année, il a remporté la médaille d'or (aux Jeux Olympiques de Londres, ndlr) de manière impressionnante. On peut s'attendre à un gros match", estime-t-il. Ce sera la quinzième opposition entre les deux joueurs, âgés de 25 ans, et le Serbe a déjà battu le Britannique à huit reprises. Mais ce dernier l’a dit après sa qualification aux dépens de Tomas Berdych (5-7, 6-2, 6-1, 7-6): "Je me sens beaucoup plus mûr." Une confiance acquise cet été, lors de sa campagne londonienne, mais aussi au cours d’une quinzaine new-yorkaise pas toujours évidente, à l’image de son troisième tour contre Feliciano Lopez (7-6, 7-6, 4-6, 7-6). A lui de trouver la clé pour éviter, à nouveau, de faire un blocage en finale d’un Majeur.

Ce blocage que Novak Djokovic, lui, ne fait plus depuis longtemps. Le Serbe convoitera en effet un sixième titre du Grand Chelem lors de cette finale et s’appuiera sans doute sur son succès à l’Open d’Australie en 2011 pour préparer cette rencontre. A l’époque, l’Ecossais n’avait pas fait le poids (6-4, 6-2, 6-3), mais il a depuis effectué de gros progrès au point d'avoir poussé son rival dans ses retranchements en janvier dernier, lors d'une demi-finale de légende à Melbourne remportée après 4h50 d'un combat intense. "Ce match était allé au cinquième set (6-3, 3-6, 6-7, 7-6, 7-5) et il avait été extrêmement difficile, autant physiquement que mentalement, se souvient le "Djoker". Jusqu'au dernier point, personne ne pouvait dire qui allait l'emporter. Tous nos matches ont été accrochés. Ça se comprend car nous avons des jeux identiques."

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