Tsonga, l'ouragan Roger

Beau joueur, Jo-Wilfried Tsonga reconnaît la supériorité de Roger Federer sur ce match. (Reuters)

Beau joueur, Jo-Wilfried Tsonga reconnaît la supériorité de Roger Federer sur ce match. (Reuters)

Vainqueur de leurs deux dernières confrontations, à Wimbledon et à Montréal, Jo-Wilfried Tsonga s'est fait remettre à sa place par Roger Federer, jeudi soir, en quarts de finale de l'US Open (6-4, 6-3, 6-3). Pendant les deux heures de jeu, le Français n'a jamais pu contenir la maestria de l'ancien numéro un mondial, qui retrouvera Novak Djokovic dans le dernier carré de l'épreuve. En revanche, il n'y a plus de joueurs tricolores encore en lice.

Tendre, beaucoup trop tendre… Jo-Wilfried Tsonga n’a pas su trouver les armes pour empêcher Roger Federer d’atteindre le dernier carré de l’US Open pour la huitième année de rang, le Suisse égalant jeudi la marque établie par un certain Ivan Lendl après 1h53 d’un match quasiment à sens unique. Le score (6-4, 6-3, 6-3) démontre que le Manceau a eu toutes les peines du monde à exister face au n°3 mondial à l’occasion de leur cinquième confrontation de l’année. Un match qui n’a en rien ressemblé au quart de finale épique remporté par le Français à Wimbledon après avoir été mené deux manches à rien (3-6, 6-7, 6-4, 6-4, 6-4) en début d’été.

"Ce n'était pas un grand match de ma part, a estimé après coup Tsonga. Je n'étais pas trop dans mon assiette. Les conditions de jeu, avec pas mal d'humidité et du vent, l'avantageaient probablement. C'était plus dur de faire avancer les balles." Difficile alors pour le Tricolore de rivaliser face à un Federer qui n’a pas traîné, quelques jours après n’avoir lâché que trois jeux à Juan Carlos Monaco (6-1, 6-2, 6-0). Dès l’entame, le Bâlois prend les commandes, breakant pour mener 2-1 avant qu’un élément inévitable de cet US Open 2011, la pluie, ne vienne stopper les débats durant près de 90 minutes. Une pause momentanément bénéfique pour Tsonga qui breake à son tour pour revenir à 3-3. Mais un passage à vide du Français permet à Federer de boucler le premier set après 37 minutes de jeu.

Federer, neuf ans après ?

Lancée, la machine helvète ne s’arrêtera pas. Sous pression, Tsonga peine face à un adversaire qui prend la balle très tôt. L’homme aux 16 titres du Grand Chelem réalise un double break qui lui permet de mener rapidement 4-1 dans la deuxième manche. Tsonga débreake une fois, insuffisant pour priver Federer de mener deux sets à rien. Dans les cordes, le Français ne se relève pas dans une troisième et dernière manche qui tourne une nouvelle fois à l’avantage du Suisse. Ce dernier profite d’une double faute du Manceau pour breaker dans le 8e jeu, avant de remporter son jeu de service et le match.

Dominé de la tête et des épaules, Tsonga n’égalera pas cette année Cédric Pioline, seul français à avoir atteint les demi-finales à Flushing Meadows, en 1993 et 1999. Et laisse à Federer le droit d’affronter Novak Djokovic, tombeur de Janko Tipsarevic (7-6, 6-7, 6-0, 3-0 ab.), pour une place en finale. "J’ai hâte. C’est le plus gros défi à relever dans le tennis à l’heure actuelle et je suis prêt. Je joue bien et j’ai vraiment hâte de jouer contre lui", a assuré Federer, qui reste sur une victoire face au n°1 mondial, en demi-finale à Roland-Garros. Au Suisse de réitérer la performance réalisée sur l’ocre parisien car en cas de défaite face au Serbe, l’homme aux 5 titres à New York n’inscrirait pas son nom au palmarès d’un tournoi du Grand Chelem en 2011. Une première depuis 2002…

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