Nadal et Murray ont pris rendez-vous

Andy Murray s'est qualifié pour les demi-finales de l'US Open. (Reuters)

Andy Murray s'est qualifié pour les demi-finales de l'US Open. (Reuters)

Andy Murray et Rafael Nadal ont composté leur billet pour le dernier carré de l'US Open, vendredi, à l'issue de leurs victoires respectives glanées face à John Isner et Andy Roddick. Si l'Écossais a dû batailler pour arriver à contenir les coups de boutoir du géant américain (7-5, 6-4, 3-6, 7-6), la tâche s'est avérée nettement plus facile pour le Majorquin qui a expédié son adversaire du jour (6-2, 6-1, 6-3).

Fin de série pour John Isner. Lauréat du tournoi de Winston-Salem avant de se rendre à New York, le géant de Greensboro, bourreau de Gilles Simon la veille, avait rendez-vous ce vendredi avec Andy Murray pour la passe de 11 succès consécutifs sur le circuit. Un défi de taille pour son tout premier quart de finale en Grand Chelem. Un défi trop grand pour le longiligne Américain, perché à 2,06m. Sur le court Arthur-Ashe et sous un ciel azur du meilleur augure, le n°4 mondial a eu raison de son challenger, gagnant comme à Melbourne, à Paris ou à Londres sa place dans le dernier carré de l’ultime Majeur de la saison. Non sans batailler…

Accroché au deuxième tour par le Néerlandais Robin Haase, Andy Murray restait sur deux matches rondement menés, avec sept ou huit jeux concédés simplement. John Isner a donné plus de peine à celui qui en 2008 atteignit la finale ici même à Flushing Meadows. Breaké à 5-5 dans le premier set puis d’entrée de deuxième manche, l’Américain a cédé les deux actes initiaux 7-5, 6-4, en un peu plus d’une heure et demie, ne s’offrant du reste qu’une seule et infructueuse balle de break sur le service adverse. Une tendance subitement inversée dans le troisième set.

Alors que l’Ecossais semblait en voie de rejoindre sans trop d’efforts ses compagnons d’élite Roger Federer et Novak Djokovic en demi-finales, John Isner, près de quatre fois plus audacieux que son opposant à en croire le nombre de points convertis au filet (50 contre 14), voyait sa pugnacité récompensée. Trop souvent réduite au cliché de machine à servir, la tête de série n°28 du tournoi profitait d’une baisse de régime adverse pour dicter sa loi dans l’échange, et empocher la troisième manche 3-6 à la faveur d’un break réalisé à 0-1. Et l’Américain de se relancer sous les clameurs d’un public tout acquis à sa cause.

Ainsi ragaillardi, John Isner ne relâchait pas la pression, poussant Andy Murray à la perfection sur sa mise en jeu. A 4-4, l’intéressé s’offrait deux balles de break, et manquait de convertir la seconde tandis que le Britannique frôlait la double-faute. Avec la bénédiction des juges, le quatrième joueur ATP s’en tirait à bon compte, et résistait jusqu’au jeu décisif. Auteur d’un sans-faute dans cet exercice face à Gilles Simon (7-6, 3-6, 7-6, 7-6), l’Américain ne saisissait pourtant pas sa chance de revenir à hauteur, s’inclinant 7-2 dans un tie break à sens unique, pour un revers 7-5, 6-4, 3-6, 7-6 essuyé après 3h24 de combat.

Nadal-Roddick, il n’y a pas eu match

Rafael Nadal, opposé à Andy Roddick, en prenait bonne note, s’attelant dans la foulée à priver New York d’un local de l’étape en demie pour la cinquième année de rang. Convertissant chacune de ses cinq balles de break dans les deux premiers sets, le Majorquin faisait exploser le Texan, présent à ce stade des quarts pour la huitième fois de sa carrière en 12 apparitions à Flushing Meadows, mais absent à ce niveau en Grand Chelem depuis l’Open d’Australie 2010. 6-2 puis 6-1, la gifle était telle que l’ancien lauréat du tournoi, en 2003, abdiquait dans la foulée (6-3), terrassé par un 35e coup gagnant ibère, en moins de deux heures.

Manifestement à bout physiquement, contraint d’en appeler au kiné à 3-0 dans la troisième manche, Andy Roddick laissait ainsi Rafael Nadal rejoindre son futur adversaire Andy Murray, mais aussi Roger Federer et Novak Djokovic dans le dernier carré. Un carré parfait composé des quatre meilleurs joueurs mondiaux. Comme à Roland-Garros cette année. Au vu de la qualité de son jeu depuis trois matches, le tenant de l’US Open, pourtant arrivé sur la pointe des pieds à New York après être passé à côté des Masters 1 000 de Montréal et de Cincinnati, sera sans doute difficile à détrôner.

Pariez sur le Tennis avec PMU.fr, jusqu’à 170 euros offerts !

Le Sport sur votre mobile
en images
Friday night fever Rencontre princière La terre a tremblé Comme un Roc Appliqué
à lire aussi