Murray met un vent à Berdych

Andy Murray était le maître du vent. (Reuters)

Quatre ans après sa défaite face à Roger Federer, Andy Murray disputera dimanche la finale de l'US Open. L'Ecossais a su tirer le meilleur des conditions venteuses du jour pour dominer Tomas Berdych en quatre sets (5-7, 6-2, 6-1, 7-6) et se donner le droit d'affronter Novak Djokovic ou David Ferrer.

Et si c’était enfin la bonne pour Andy Murray ? En l’absence de Rafael Nadal, forfait cette année, et après l’élimination de Roger Federer en quarts de l’US Open, l’horizon s’est dégagé pour l’Ecossais, qui n’a pas manqué l’occasion de se représenter en finale du dernier Grand Chelem de la saison en dominant samedi Tomas Berdych après quatre sets d’efforts (5-7, 6-2, 6-1, 7-6). En 2008, pour sa précédente et jusqu’ici seule chance de titre à Flushing Meadows, les choses avaient plutôt mal tourné contre Roger Federer. Quatre ans plus tard, sera-t-il exact au rendez-vous ?

La question se pose pour un joueur certes talentueux, en témoigne son sacre aux Jeux Olympiques de Londres cet été, mais pour l’instant incapable de remporter le moindre Majeur malgré quatre finales. Pour que la cinquième soit la bonne, face à Novak Djokovic ou David Ferrer, Andy Murray devra surtout montrer le visage qui a été le sien dans les deuxième et troisième sets de cette demi-finale, deux manches qu’il a dominées de la tête et des épaules, sans laisser au bourreau du maître suisse le soin de s’installer dans l’échange et de l’agresser en coup droit.

Quand le vent s'en mêle...

Le Britannique devra aussi éviter de débuter timidement son match, ce qu’il a fait face à un Tomas Berdych qui n’en demandait pas tant. Les excuses à ce démarrage poussif ne manquent pas pour Andy Murray. La pluie a effectivement retardé le début des débats de plus d’une heure et un vent violent n’a pas cessé de balayer le court Arthur Ashe. Mais justement, ces conditions assez extrêmes auraient dû le favoriser d’entrée car elles ont privé le Tchèque de son principal atout: sa puissance. Au lieu de ça, le quatrième joueur mondial s’est montré très frileux.

A trop vouloir assurer ses coups, il s’est donc fait piéger par son adversaire. Sans une rafale qui lui a fait perdre sa casquette, et a permis à Tomas Berdych de débreaker pour recoller au score à 2-2, le premier acte aurait peut-être été différent. Toujours est-il que c’est lorsqu’il a été dos au mur, avec un set de retard, que l’Ecossais s’est réveillé. Deux manches plus tard, réglées chacune en moins de 45 minutes, Andy Murray avait renversé la vapeur. Sans un relâchement en fin de rencontre, sur deux balles de break pour mener 4-0, il aurait même pu éviter de se faire peur au jeu décisif.

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