Clijsters, une maman comblée

Kim Clijsters et sa fille Jada sont à la maison à New-York (Reuters)

Kim Clijsters et sa fille Jada sont à la maison à New-York (Reuters)

Déjà sacrée à Big Apple en 2005 et 2009, Kim Clijsters a remporté à 27 ans sa troisième finale de l'US Open, en balayant samedi soir Vera Zvonareva en moins d’une heure et deux petits sets (6-2, 6-1). Invaincue depuis 2005 et désormais 21 matches sur le ciment new-yorkais, la Belge, sortie de retraite après un congé maternité, a célébré ce nouveau succès au côté de sa fille Jada.

La bonne habitude de Kim Clijsters se perpétue à Flushing Meadows, où la Belge a remporté sans l’ombre d’un doute samedi sa troisième finale de l’US Open. Invaincue depuis 2005 et désormais 21 matches à New York, Clijsters n’a fait qu’une bouchée de la Russe Vera Zvonareva, expédiée en moins d’une heure et deux petits sets (6-2, 6-1). Cela valait bien, comme le veut la tradition, la bise de sa fille Jada…

La petite Jada y prend goût. Agée aujourd’hui de deux ans et demi, la petite fille de Kim Clijsters ne se lasse pas de rejoindre sa maman de championne sur le central de Flushing Meadows, ce court Arthur Ash, où elle a désormais ses habitudes. Après une seconde demi-finale messieurs épique entre Djokovic et Federer, ce Super-samedi aura été littéralement expédiée par une Kim Clijsters sans doute soucieuse de voir sa progéniture ne pas veiller trop tard dans la nuit new-yorkaise. Il aura suffi de 59 minutes à la Belge et de deux petits sets (6-2, 6-1) pour dominer une Vera Zvonerava totalement pétrifiée par l’évènement.

A 27 ans, la Belge, tête de série n°2, reste l’incontestable reine des lieux, qui la voit remporter à 27 ans son troisième titre en Grand Chelem, tous acquis sur le ciment new-yorkais (2005, 2009 et 2010). Une véritable démonstration de force, mais surtout un non-match, ponctué de 17 coups gagnants pour Clijsters contre six seulement pour sa rivale. Sous les yeux d’une Jada dissipée en tribunes, mais sans doute ultra-confiante dans les chances de sa maman de vaincre à nouveau, la tenante du titre n'a laissé aucune place au suspense, débordant par la puissance de ses coups une Zvonareva nerveuse et en difficulté sur son service.

Zvonareva dépassée par ses émotions

Après un premier set bouclé en 27 minutes, la Belge faisait le break d'entrée de jeu dans la seconde manche. Un nouveau jeu de service raté de Zvonareva, agrémenté de deux doubles fautes, mettait fin à ses dernières illusions. "Revenir ici et pour la première fois être capable de défendre mon titre, cela a été une année incroyable", déclarait-elle, radieuse, à l’issue de cette promenade de santé. Blessée, Clijsters n'avait pu en effet défendre son titre de 2005. En 2007 et 2008, elle avait mis sa carrière entre parenthèses, le temps de voir naître sa petite fille. Un retour qu’elle ne risquait pas de regretter et qui méritait bien, outre les remerciements de circonstance adressés aux victimes du 11 septembre, l’hommage rendu à son second papa , son manager Bob Verbeeck, fidèle parmi les fidèles.

La voilà désormais à la tête d’une incroyable série de 21 matches gagnés d'affilée à l'US Open et devient au passage la première joueuse à conserver son titre à New York depuis Venus Wiliams, auteur du doublé en 2000 et 2001. Clijsters remporte aussi la finale la plus déséquilibrée de l'US Open depuis la victoire de Chris Evert en 1976 face à Evonne Goolagong (6-3 6-0) et la plus rapide depuis que les organisateurs archivent la durée des finales, en 1980.

"Kim a joué extrêmement bien aujourd'hui, elle méritait de gagner", ne pouvait que souligner une Zvonareva, inconsolable pour sa première finale à l'US Open qu’elle aura achevé en fondant en larmes à la fin du match. Consolatrice, Clijsters, qui a perdu ses quatre premières finales de Grand Chelem avant d'entrer enfin dans le cercle fermé, lui glissera, compatissante: "Vera, continue comme ça, ça viendra." Jada peut être fière de maman.

Pariez sur le Tennis avec PMU.fr, jusqu’à 170 euros offerts !

Le Sport sur votre mobile
en images
Comme un Roc Appliqué Djokovic fan de Monaco Tsonga passe l'obstacle Paire rate la paire
à lire aussi