Mauresmo: "Pas de baguette magique"

Amélie Mauresmo, nouvelle capitaine de l'équipe de France de Fed Cup. (Reuters)

Amélie Mauresmo, nouvelle capitaine de l'équipe de France de Fed Cup. (Reuters)

Amélie Mauresmo a été intronisée capitaine de l’équipe de France de Fed Cup, ce vendredi, lors d’une conférence de presse. Consciente de l’ampleur de la tâche, et des moments difficiles que traverse le tennis féminin français, l’ancienne n°1 mondiale se projette sur le long terme et mise sur une plus grande proximité entre le staff et les joueuses. Elle prévoit également de discuter avec Marion Bartoli.

Elle voit loin, Amélie Mauresmo. Nommée pour deux ans à la tête de l’équipe de France de Fed Cup, l’ancienne n°1 mondiale a dévoilé son projet, sa mission, ce vendredi lors d’une conférence de presse à Roland-Garros. "C’est une grand fierté d’avoir été choisie par les joueuses, à l’unanimité, a-t-elle expliqué. Je mesure les responsabilités que je vais avoir dorénavant, et l’ampleur de la mission et la tâche qui m’attend. On est dans des moments difficiles, on peut avoir des objectifs élevés pour les prochaines années, mais dans le court terme, on va essayer de faire le maximum."

Si la prochaine rencontre des Bleues n’est programmée qu’en février prochain (face à l’Allemagne), Mauresmo sa déjà du pain sur la planche. Et sa première mission en tant que capitaine est claire: gérer le cas Marion Bartoli. Là où ses prédécesseurs ont tous échoué, la native de Saint-Germain-en-Laye ne part battue d’avance. Soutenue par l’actuelle n°1 tricolore, en "termes élogieux" selon Jean Gachassin, au moment des discussions entre les joueuses, Mauresmo compte aller à la rencontre de Bartoli et de son père, afin d’envisager un possible retour de la joueuse en équipe de France.

"J’ai entendu beaucoup de choses sur ces dernières années, 'Marion elle veut ci, Marion elle veut ça'", explique Mauresmo. Ma position est simple. J’ai envie de lui parler, avec son père, pour prendre connaissance de ce qu’ils veulent. Parler sur des choses concrètes des envies de Marion. A Wimbledon, les joueuses m’ont exprimé leur confiance. J’espère qu’on se verra à l’US Open pour avancer." Mauresmo, deux fois titrée en Grand Chelem, va même plus loin. "J’ai une expérience de carrière au-delà de la Fed Cup et de ce que j’ai pu faire avec l’équipe de France. J’ai peut-être des choses à lui apporter."

"Les choses vont prendre du temps"

Mauresmo joue en fait la carte de la proximité avec ses joueuses. Elle souhaite une présence plus régulière de la capitaine et du staff de l’équipe de France sur les tournois WTA, en accord avec la Fédération. "C’est important d’aider les joueuses", dit-elle. Pour cela, si elle conservera sa casquette de consultante télé et de co-directrice de l’Open GDF-Suez ("afin de pérenniser le tournoi pour le bien du tennis français"), elle devrait mettre fin à ses collaborations épisodiques aux côtés, par exemple, de Michaël Llodra ou Victoria Azarenka. "Les joueuses (de l’équipe de France) ont exprimé des réticences. J’ai été à l’écoute de ça, je pense que ce n’est pas forcément compatible. Je fais cette concession, j’attends des concessions de la part des joueuses."

Concernant l’avenir proche de l’équipe de France, passée pas très loin d’une relégation historique en troisième division cette année, Mauresmo ne promet pas de miracles. "Je n’arrive pas avec une baguette magique, l’idée c’est un projet à moyen et long terme, on est tous d’accord là-dessus, de pouvoir impacter sur ce que sera le futur de l’équipe de France. C’est important que vous ayez ça en tête, a-t-elle lancé aux journalistes. Les choses vont prendre du temps." Difficile, en effet, d’imaginer une remontée immédiate, qui passerait par une victoire des Bleues face à Kerber, Lisicki & Co dans quelque mois.

Pour ce nouveau rôle, Mauresmo compte évidemment de servir de son expérience passée. "J’ai connu quatre capitaines différents. J’ai de quoi m’inspirer, piocher à droite à gauche. J’ai en plus la chance de les compter dans mon entourage très proche. Que ce soit Yannick (Noah), Guy (Forget) Georges (Goven) ou Nicolas (Escudé), à tout moment, je peux prendre mon téléphone et aller les voir. Et il y a de belles références dans les noms que j’ai cités." La mission de Mauresmo est néanmoins plus large. Avec ses compétences et son aura, elle ne devra rien de moins que relancer un tennis féminin français aux abois, avec une seule joueuse dans le Top 50 (Bartoli) et peu de résultats dans les catégories de jeunes. Un travail à long terme. Cela tombe bien, Gachassin espère avoir signé "un long bail" avec sa nouvelle capitaine.

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