Les soldats Bryan redressent la barre

Les frères Bryan ont fait le boulot en double face à la paire espagnole. (Reuters)

Alors que l'Espagne a remporté les deux premiers simples de sa demi-finale de Coupe Davis, vendredi, à Gijon, les Etats-Unis ont réduit l'écart, samedi, grâce aux frères Bryan, vainqueurs de Marcel Granollers et Marc Lopez, en double (6-3, 3-6, 7-5, 7-5). John Isner devra battre David Ferrer, dimanche, pour remettre les compteurs à égalité.

Espagne-Etats-Unis: 2-1
Les Etats-Unis ne sont pas encore morts. Opposés à l’Espagne ce week-end sur la terre battue de Gijon, les Américains savaient qu’ils devaient se surpasser pour avoir une chance de battre les tenants du titre. Après une première journée qui a tourné vendredi à l’avantage des locaux avec les victoires de David Ferrer et Nicolas Almagro, respectivement face à Sam Querrey (4-6, 6-2, 6-2, 6-4) et John Isner (6-4, 4-6, 6-4, 3-6, 7-5), les frères Bryan savaient qu’ils n’avaient pas le droit à l’erreur samedi en double face à la paire composée de Marc Lopez et Marcel Granollers. Si les numéros un mondiaux ont fait respecter leur statut, ils ont dû s’employer pour venir à bout d’un duo ibérique accrocheur, malgré la blessure au mollet de Granollers. A l’arrivée, les Américains s’imposent en quatre manches (6-3, 3-6, 7-5, 7-5), après 3h38 de jeu. Tout se jouera donc dimanche lors des deux derniers simples qui devraient opposer David Ferrer à John Isner, puis Nicolas Almagro à Sam Querrey.

Vainqueurs en demi-finales à Monaco et en finale à Toronto cette saison face aux Ibériques, les Américains démarrent plutôt bien la rencontre en remportant en une petite demi-heure la première manche (6-3). Mais les meilleurs joueurs du monde en double, encore vainqueurs à l’US Open dernièrement, ne sont pas à leur meilleur niveau et laissent revenir dans le match leurs adversaires. Après un début de deuxième set canon (2-0), Lopez et Granollers poussent en effet leurs vis-à-vis dans leurs derniers retranchements, lors d’un troisième set particulièrement accroché. Malgré neuf balles de débreak – les Bryan n’ont converti que 6 balles de break sur 22 sur l’ensemble du match ! -, les Espagnols accrochent ce troisième jeu après un combat acharné de vingt minutes ! Vainqueurs de ce deuxième set (6-3), les Espagnols ont toutefois laissé des plumes, à l’image de Granollers, visiblement amoindri par sa douleur au mollet. C’est finalement après plus de 3h30 d’un combat acharné que les Bryan, vainqueurs des troisième et quatrième sets (7-5, 7-5), parviennent à arracher la victoire et à relancer la bannière étoilée dans la course à la finale. Mais le défi s’annonce particulièrement difficile pour John Isner, opposé au cinquième joueur mondial, David Ferrer, qu’on voit mal perdre ses moyens sur sa surface de prédilection.

Argentine-République tchèque: 1-2
Juan Martin Del Potro n'a pas transmis la gnac à ses coéquipiers. Vainqueur de son opposition contre Radek Stepanek (6-4, 6-4, 6-2), samedi, malgré un poignet endolori, le numéro 8 mondial a éclaté en sanglots au micro du speaker à la fin de son match. Une image forte pour celui qui souhaitait absolument participé à cette opposition malgré son état physique. Mais ses sacrifices n'ont pas suffi ni aidé ses compatriotes du double. Sans surprise, la République tchèque a sorti l'armada pour faire face à Eduardo Schwank et Carlos Berlocq. Un temps annoncé Ivo Minar et Lukas Rosol ont laissé place aux tauliers Radek Stepanek et Tomas Berdych. Un choix payant puisque la paire tchèque n'a pas trouvé la concurrence escomptée et s'est imposée en trois sets (6-3, 6-4, 6-3), samedi dans la chaleur de Buenos Aires.

Après une entame de match étriquée - 3 jeux en 28 minutes ! - les Tchèques, logiques favoris, ont rapidement pris l'ascendant sur leurs adversaires en s’adjugeant leur service à 2-1. Un break qui leur a suffi pour ensuite remporter la première manche sur un dernier revers long de ligne de Berdych (6-3). Malgré une heure de match dans les jambes, les Argentins n'ont pas abdiqué. Poussés par des supporters gonflés à bloc, mais quelque peu refroidis par l'entame ratée de leurs protégés, la paire Berlocq-Schwank a breaké dès l'entame de la deuxième manche. Les jeux suivants ont confirmé le retour des Argentins dans la partie. Un sursaut d'orgueil qui est resté vain... Plus appliqués et surtout plus expérimentés, les Tchèques ont mis le pied sur l'accélérateur pour finalement s'imposer dans les deux derniers sets (6-4, 6-3). Tout se jouera dimanche avec les deux derniers simples. Pour ouvrir les hostilités, Tomas Berdych, à la hauteur ce soir, aura fort à faire face à un Juan Martin Del Potro surmotivé. Et s'il parvient pas à trouver la solution face aux coups de boutoirs du géant argentin (1m98), Juan Monaco et Radek Stepanek s'affronteront dans un match décisif.

Pariez sur le Tennis avec PMU.fr, jusqu’à 170 euros offerts !

Les chiffres clés
Le Sport sur votre mobile