L'Espagne bien lancée

Nicolas Almagro a apporté le deuxième point à l'Espagne.

L'Espagne a parfaitement débuté sa demi-finale de Coupe Davis contre les Etats-Unis, vendredi à Gijon. David Ferrer a apporté un premier point à son équipe en dominant Sam Querrey (4-6, 6-2, 6-2, 6-4), avant que Nicolas Almagro n'enfonce le clou en venant à bout de John Isner (6-4, 4-6, 6-4, 3-6, 7-5). Dans l'autre affiche, l'Argentine a frappé la première face à la République tchèque, Juan Martin Del Potro ayant pris le meilleur sur Radek Stepanek (6-4, 6-4, 6-2). Tomas Berdych a ensuite égalisé face à Juan Monaco (6-1, 4-6, 1-6, 6-4, 6-4).

Espagne-Etats-Unis: 2-0
Il faudra désormais un exploit aux Américains pour imiter les Brésiliens qui, emmenés à l’époque par Gustavo Kuerten, demeurent les derniers à avoir fait tomber, en 1999, l’Espagne à la maison. Menés 2 points à 0 à l’issue de la première journée, les boys de Jim Courier, costard et lunettes noir sur la chaise de capitaine, ont toutes les chances de s’inscrire comme la 24e victime consécutive des Espagnols à domicile. Ce alors que Rafael Nadal, blessé à un genou, est toujours aux soins. Mais les Ibères possèdent en David Ferrer un n°1 par défaut dont beaucoup de nations se satisferaient. Invité vendredi à ouvrir le bal au Parque Hermanos Castro de Gijon, devant 15 000 spectateurs, l’infatigable Espagnol, rentré au pays dimanche dernier au lendemain de son élimination en demi-finales de l’US Open, a encore répondu présent en Coupe Davis.

Sam Querrey, de retour à son meilleur niveau ces derniers mois, a fait les frais de la science de la terre battue du 5e joueur mondial. Malgré la perte de la première manche, Ferrer n’a pas cédé à la pression populaire, ajoutant une victoire de plus à son invincibilité sur terre battue dans la compétition (15-0). Le tout avec autorité (4-6, 6-2, 6-2, 6-4). En empochant le premier point, il a transféré le poids de la rencontre sur les épaules de John Isner, le héros US des deux premiers tours, dans l’obligation de battre Nicolas Almagro pour maintenir son équipe à flots. Mais le tombeur de Federer (à Fribourg) et de Tsonga et Simon (à Monte-Carlo) n’était pas dans la même forme qu’en février et avril derniers. Contre un autre vrai spécialiste de la surface, lauréat de ses 12 titres sur terre battue, le géant de Greensboro a chèrement vendu sa peau mais a fini par s’incliner après 4h16 de résistance (6-4, 4-6, 6-4, 3-6, 7-5) et ce malgré le fait d'avoir écarté trois premières balles de match à 4-5 dans la manche décisive. Les Espagnols ont déjà un pied en finale.

Argentine-République tchèque: 1-1
Le remake de la finale 2011, dont un volet s’était déjà joué trois années plus tôt, n’est pas encore acquis. Si l’Espagne est bien partie contre les Etats-Unis, l’Argentine, elle, n’a pris qu’un point sur deux ce vendredi face à la République tchèque, une autre nation qui compte en Coupe Davis, double finaliste malheureuse ces dernières années, en 2005 et 2009. Orphelins d’un David Nalbandian touché aux abdominaux, les hôtes de cette demi-finale de feu jouée sur l’ocre de Buenos Aires doivent leur point du jour à l’autre héros local: Juan Martin Del Potro. Une Tour de Tandil qui pourtant ne devait pas jouer ce week-end. Diminué par un poignet gauche endolori, le n°8 mondial tenait absolument à jouer devant son public. Bien lui en a pris puisqu’il s’est offert le scalp de Radek Stepanek en trois sets (6-4, 6-4, 6-2). Et sera assurément à pied d’œuvre dimanche contre Tomas Berdych.     

Un choc savoureux en perspective, d’autant que le Tchèque lui aussi a tenu son rang de porte-drapeau dans le bouillant Parque Roca. Contraint de composer avec cette ambiance assourdissante - clameurs de Diego Maradona lui-même en prime – le sixième joueur du monde selon la hiérarchie ATP a bataillé ferme pour avoir le dernier mot devant le pur terrien qu’est Juan Monaco. Passé tout près de la défaite tandis que son adversaire menait 4-2 dans le quatrième acte avec les deux manches précédentes dans la poche, Tomas Berdych s’est finalement imposé 6-1, 4-6, 1-6, 6-4, 6-4, concluant le match avec autorité sur un jeu blanc alors qu’il venait de perdre un double break d’avance. Le plus dur reste néanmoins à accomplir pour le fer de lance de cette République tchèque qui a remporté trois de ses quatre duels avec l’Argentine en Coupe Davis. Samedi pour le double, c’est encore lui qui avec Radek Stepanek sera sur le pont.

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