Simon en mode solo

Simon a bien négocié son premier tour. (Reuters)

Simon a bien négocié son premier tour. (Reuters)

Pour son entrée en lice dans le Masters 1000 de Shanghai, Gilles Simon a disposé de Jürgen Melzer (6-4, 6-2) ce mardi. Désormais sans entraîneur, le Français a choisi de mener sa carrière seul pour le moment. Thierry Tulasne, son ancien coach, explique son choix et évoque la relation que les deux hommes entretiennent.

Depuis la fin de sa collaboration avec Thierry Tulasne, entérinée il y a dix jours à Bangkok, Gilles Simon poursuit donc seul sa tournée en Asie. Sorti dès le premier tour la semaine dernière à Tokyo, le Niçois n’a pas calé ce mardi pour son entrée en lice dans le Masters 1000 de Shanghai en réalisant un match propre face à Jürgen Melzer (6-4, 6-2). Au prochain tour, le Français, tête de série n°15 en Chine, n’aura pas la partie facile contre l’imprévisible Alexandr Dolgopolov, vainqueur de Jérémy Chardy la veille. Et en cas de victoire, il pourrait défier le n°3 mondial Andy Murray en huitièmes de finale.

Présent à Bangkok, où Simon a atteint la finale (défaite contre Richard Gasquet), Thierry Tulasne a depuis rejoint la France pour évoquer son avenir avec Patrice Hagelauer et Arnaud Di Pasquale, responsables de la DTN. Dans un entretien accordé au Parisien, le désormais ex-entraîneur du Niçois est revenu sur la fin d’une aventure de six années sur le circuit. "Je sens qu'il a besoin de prendre ses responsabilités, donc d'être seul. C'est sur le court qu'il y arrive le moins. Il s'y comporte trop par rapport à moi", a expliqué Tulasne. La réflexion de Simon a pris de l’ampleur depuis l’US Open, puis les deux hommes ont finalement décidé de se parler en Thaïlande. "Gilles bénéficie d'un petit vestiaire particulier en tant que tête de série. Nous nous y sommes retrouvés un soir et nous avons eu une longue conversation très émouvante. Nous avons décidé d'arrêter à la fin de la semaine", a-t-il raconté.

En six ans de collaboration, Simon et Tulasne ont noué une relation "qui va au-delà de nos rapports professionnels" selon l’entraîneur. "De par ma fonction, j'étais même sur les freins vis-à-vis de lui sur le plan affectif. Ça va pouvoir être différent désormais. Mais il s'agit quand même d'une rupture et, là, j'ai les boules", a reconnu Tulasne, qui n’a qu’un seul regret: "A partir de 2008 et de sa demie au Masters, on n'a pas pu faire une saison vraiment pleine. Chaque année, des blessures nous en ont empêchés."

Avec cette décision, Simon souhaite, comme Jo-Wilfried Tsonga avant lui, mener une réflexion personnelle et adopter les bons choix de carrière. C’est aussi un moyen pour lui de se responsabiliser davantage. Depuis plus d’un an, le Niçois a entamé des changements dans son jeu, avec l’ambition de retrouver le top 10. Titré au moins une fois par saison depuis 2007, il a surtout calé dans les tournois du Grand Chelem en 2012 (3e tour comme meilleur résultat à Roland-Garros et à l’US Open). Les fruits de ce nouveau mode de fonctionnement seront jugés dans les prochaines semaines, et surtout en 2013. 

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