Tsonga, le faux frère

Jo-Wilfried Tsonga a serré le poing. (Reuters)

Jo-Wilfried Tsonga a serré le poing. (Reuters)

Jo-Wilfried Tsonga a rejoint mardi soir les huitièmes de finale de Paris-Bercy à l’issue d'un duel "fratricide" entre joueurs français très serré. Le Manceau s'est en effet imposé après 2h30 de jeu devant son compatriote Julien Benneteau (6-2, 4-6, 7-6). Du coup, il pourra valider officiellement son billet pour le Masters de Londres dès son prochain match au POPB.      

On avait quitté Jo-Wilfried Tsonga à Valence la semaine dernière où une douleur à un doigt l'avait contraint à abandonner dès le premier tour. Une blessure diplomatique qui lui a surtout permis de recharger les batteries avant d'aborder le tournoi de Paris-Bercy et le Masters de Londres, pour lequel il est quasiment qualifié. Le n°1 français a bien fait de se reposer puisque Julien Benneteau l'a obligé à puiser dans ses réserves dès son entrée en lice ce mardi au POPB. En près de 2h30 et après trois sets (6-2, 4-6, 7-6), Tsonga est allé chercher sa qualification pour les huitièmes de finale.

Premier objectif rempli, place désormais au deuxième avec un billet pour l'O2 Arena de Londres à composter. Ça tombe bien, le Manceau peut s'en charger dès son prochain match à Bercy. Le seul cas de figure qui pourrait priver Tsonga d'une place pour le Masters, c'est une finale Almagro-Tipsarevic dimanche prochain et une victoire de l'Espagnol, que le n°1 français pourrait retrouver jeudi s'il écarte Albert Ramos. L'occasion alors de remettre les pendules à l'heure. Contre Benneteau, c'est déjà ce qu'il a fait. Comme pour dire que le boss dans le camp tricolore, c'est bien lui, et aussi pour envoyer le Bressan en vacances en dépit d'une belle résistance.

Un dernier set tendu

Se coltiner Benneteau dès son entrée en lice, cela n'a rien d'un cadeau. A chacune de ses trois précédentes participations au Masters 1000 parisien, le n°5 français (37e joueur mondial) s'est offert une perf': Fernando Gonzalez, alors n°8 mondial, en 2006, sa majesté Roger Federer en 2009 et Milos Raonic, la révélation de la saison 2011, il y a un an. Tsonga ne s'est pas transformé en nouvelle victime, même si le couperet n'est pas passé loin. Et forcément, ça aurait fait mauvais genre pour le finaliste sortant de l'épreuve. Mais le Manceau, désormais coaché par Roger Rasheed, a pris ses responsabilités dans les moments importants, alors que son adversaire a dévoilé une certaine fébrilité.

Pour contrer l'agressivité de Benneteau dans l'échange, Tsonga a d'abord apposé sa vista dans les points-clés, notamment sur les balles de break (2/3), pour rafler la première manche (6-2). Moins performant que d'habitude sur son service (moins de 60% de premières balles dans les deux premiers sets), "Jo" a lâché deux fois son engagement dans le deuxième set pour relancer son adversaire (4-6) et s'embarquer dans une manche décisive. Celle-ci a pris une tournure dramatique quand Tsonga, d'abord incapable de conclure sur son service à 5-3, a préféré resté de marbre devant la colère noire de Benneteau, injustement lésé par une décision arbitrale dans un point important à 5-5. Et c'est finalement au jeu décisif et au filet que le Manceau a plié le match (7-6). Ouf, Tsonga est encore là.

Pariez sur le Tennis avec PMU.fr, jusqu’à 170 euros offerts !

en images
Wawrinka maitre de Monte Carlo Friday night fever Rencontre princière La terre a tremblé Comme un Roc