Benneteau: "Une bonne saison"

Julien Benneteau regrette certains points gâchés contre Jo-Wilfried Tsonga. (Reuters)

Julien Benneteau regrette certains points gâchés contre Jo-Wilfried Tsonga. (Reuters)

Julien Benneteau est en vacances. Battu ce mardi à Paris-Bercy par Jo-Wilfried Tsonga (6-2, 4-6, 7-6), le Bressan termine la saison frustré même s'il va atteindre le meilleur classement de sa carrière. Mais il est motivé pour faire encore mieux en 2013, avec les tournois du Grand Chelem et la Coupe Davis comme objectifs principaux.

Julien, qu'est-ce qu’il vous a manqué dans ce match ?
Il m'a manqué de la solidité tout le long du match. La plupart du temps, c'est bien, c'est dans la lignée de ce que je fais depuis longtemps. Mais il y a quelques petits points que je donne. Ce n'est pas lui qui va chercher son break. Par exemple, au troisième, c'est moi qui donne. En fait, c'est compliqué d'être toujours derrière. Lui, il peut s'appuyer quand ça ne va pas sur une énorme première balle qui le protège un peu d'éventuels dangers. Moi, c'est autre chose. Il faut que je gomme ces petites erreurs. C'est dans le premier set, quand je me fais breaker, je loupe une volée, je fais une double. A 4-3, pareil, je me retrouve à 0-40 alors qu'il n'y a rien. Je tente un revers long de ligne qui est techniquement faux. Après dans le tie-break, on peut toujours faire les histoires et se dire: "J'aurais dû faire ça, je n'aurais pas dû tenter l'ace à un partout." Après, je fais une double, j'aurais peut-être dû tenter une première sur lui. J'ai voulu en même temps être agressif, conquérant et voilà... Lui, dans l'ensemble, sur le troisième set, il est très solide au service alors que dans les deux premiers, ce n'est pas le cas alors que c'est l'une de ses forces. Ce qui est dommage, c'est qu'au début, je dois le breaker aussi. C'est un jeu où il ne passe pas beaucoup de premières balles et contre ce genre de joueur, à ce niveau-là, ce n'est pas que cela ne pardonne pas, mais il faut saisir les opportunités quand elles se présentent ou tout faire pour s'en créer. Mais derrière, il faut que je reste hyper solide tout le temps.

Pourriez-vous revenir sur ce qu'il s'est passé à la fin du troisième set, à 5 partout et au petit incident avec l'arbitre à ce moment-là ? 
Pour moi, c'est une annonce… Cela va être paradoxal ce que je vais dire... Je vais être honnête, l'annonce ne m'a pas gêné du tout. Mon coup droit, je l'aurais mis dans le filet s'il n'y avait pas eu d'annonce, donc quelque part, il a raison. Ce qui me dérange le plus, c'est qu'ils (les arbitres, ndlr) ne le font jamais, jamais, jamais. Je ne suis pas persuadé que si c'est un autre joueur que "Jo", il lui donne le point. Si l'on est sur le court 1, contre un mec cinquantième mondial, dans la même situation, je ne suis pas sûr qu'il donne le point. Il donne première balle quoi qu'il arrive. C'est plus cela qui m'a dérangé.

Après sa finale à Pékin, Tsonga s'était plaint du traitement des arbitres à l'avantage, selon lui, des quatre meilleurs comme Nadal, Djokovic, etc. Et c'est le même arbitre aujourd'hui…
Honnêtement, cela se produit très souvent dans une saison. Honnêtement, je n'ai jamais eu le point gagnant, jamais, jamais, jamais, de toute ma carrière. Cela fait 12 ans que je suis sur le circuit. À part si le mec fait une tranche, mais dès que le mec a touché la balle, qu'elle est sortie de peu, restée dans le filet -dans le court, on n'en parle pas-, à chaque fois il y a eu première balle dans toute ma carrière. Je me suis énervé parce qu'il y a un peu de tension à ce moment-là et en même temps cela m'a permis de me lâcher et derrière je fais un super jeu, la preuve, je reste dedans. Mais ce n'est pas l'annonce en elle-même. Elle ne m'a pas gêné l'annonce du juge de ligne, mais c'est plus le fait que c'est très, très rare qu'il y ait ce genre d'annonce. Mais tant mieux, s'il y en a de plus en plus.

Après cette défaite, vous êtes en vacances. Quel bilan  tirez-vous de votre saison ?
A chaud, c'est dur. Surtout avec les deux dernières défaites. Tous les objectifs ne sont pas remplis. Mais il y en a qui n'étaient pas prévus et qui se sont mis dessus et qui remplacent tout. J'étais à mon meilleur classement. Je jouais un des meilleurs tennis de ma carrière. J’étais dans une forme ascendante et je me blesse à ce moment-là à Monte Carlo. Je vais finir la saison entre 30 et 35, plutôt entre 33, 34, 35, 36, les mauvaises places pour l’année prochaine (pour les têtes de série à l'Open d'Australie, ndlr). Cela se joue à quelques matches: si je bats Federer (à Wimbledon, ndlr), si je gagne un match la semaine dernière ou ici ce match. Après on peut toujours retrouver des matches où on perd des points sur une saison, on peut toujours en refaire. À côté de cela, la blessure, je ne peux rien y faire, elle est arrivée à ce moment-là. Cela m'a quelque part renforcé. J'ai eu cette force de revenir, de m'accrocher pour Roland-Garros, de faire un super Wimbledon et d'être aux JO comme un dingue et d'arriver à avoir cette médaille. Je fais deux finales sur le circuit, une la première semaine de l'année (Sydney, ndlr) et l’autre il y a trois semaines (Kuala Lumpur, ndlr). Cela veut dire que je suis performant toute l'année. J'ai connu des supers moments, des moments douloureux. Il y a eu cette rencontre de Coupe Davis où on aurait pu faire mieux, tous autant qu'on est dans l'équipe. On aurait pu aller plus loin dans cette Coupe Davis. J'espère que l'année prochaine, on va réussir à aller plus loin. Maintenant, je joue bien. Il faut que j'arrive à être un peu moins blessé ou blessé à d'autres moments. Mine de rien, je loupe trois Masters 1000 et à mon classement cela me fait trois 0 dans mon système de points. Je vais finir 35e avec 15 tournois qui comptent. Ce n'est pas si mal. Si j'avais eu l'opportunité de jouer ces trois tournois ou gagner un ou deux matches, j’aurais fini l’année dans les 30 et on aurait dit: "C'est une très belle année. Cela se joue à pas grand-chose." Pareil, si j’avais gagné ce soir ou la semaine dernière contre Dimitrov, j'aurais fini l'année dans les 30. Cela reste une bonne année. Maintenant, il ne faut pas s'arrêter là-dessus. Il est temps de bien se reposer et partir en vacances, cela va me faire du bien, de se ré-entraîner dur et de continuer et d'aller chercher des objectifs élevés, ce qui fait avancer. C'est ce que je disais: essayer de gagner un tournoi à titre personnel, même si maintenant je n’en fais pas une finalité. Surtout, les tournois du Grand Chelem et la Coupe Davis qui sont des priorités pour nous et pour moi en tout cas pour l'année prochaine.

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