Trop fort, le Big Four

Novak Djokovic et Andy Murray, deux des quatre ogres du circuit ATP.

Novak Djokovic et Andy Murray, deux des quatre ogres du circuit ATP.

La finale du tournoi de Shanghai, superbement remportée par Novak Djokovic face à Andy Murray dimanche, a confirmé la tendance. Le Big Four du circuit ATP, à savoir Djokovic, Murray, Roger Federer et Rafael Nadal, vient de rafler son 17e Masters 1000 consécutif, soit près de deux ans de règne sans partage. Il n'y a qu'à Bercy que les autres membres du Top 10 parviennent de temps en temps à ramasser les miettes.

Pas aussi prestigieux que leurs grands frères, les tournois du Grand Chelem, les Masters 1000 demeurent néanmoins très prisés sur le circuit ATP. Et pour cause, comme leur appellation l’indique, ils rapportent 1000 points à leur vainqueur au classement technique, et un gros chèque évidemment. Parce qu’ils ont un caractère obligatoire ou presque - chaque joueur a droit à une impasse dans l’année -, ils garantissent la présence des meilleurs. Et ceux-là jouent bien le jeu si l’on se réfère aux palmarès des neuf Masters 1000. Sans doute trop même pour ceux, nombreux, qui ramassent depuis des années les miettes laissées par Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic et Andy Murray.

La victoire du Serbe à Shanghai dimanche, à l’issue d’une finale renversante, est la 17e consécutive d’un membre du Big Four. Les quatre têtes d’affiche n’avaient laissé à aucun autre le loisir de s’illustrer la saison dernière, ils sont sur le point d’en faire de même cette année après huit Masters 1000 disputés sur neuf. Djokovic est le principal responsable de cette confiscation des trophées depuis deux ans, avec huit titres (Indian Wells 2011, Miami 2011 et 2012, Madrid 2011, Rome 2011, Montréal 2011, Toronto 2012, Shanghai 2012), devant Federer (Bercy 2011, Indian Wells 2012, Madrid 2012, Cincinnati 2012), Nadal (Monte-Carlo 2011 et 2012, Rome 2011) et Murray (Cincinnati 2011, Shanghai 2011).

Bercy le délaissé…

Qui, et quand, un insoumis s’est-il libéré pour la dernière fois de l’hégémonie de ce quatuor ? Robin Söderling, actuellement en marge du circuit en raison d’une mononucléose tenace, lors de son succès à Paris-Bercy fin 2010. Mal situé dans le calendrier(*), en fin de saison et au plus près du Masters, le tournoi français est le "mal-aimé" des grands joueurs qui ont pris l’habitude de le zapper ou de le jouer avec le frein à main. Parmi les joueurs classés aujourd’hui entre la 5e et la 10e place mondiale, deux seulement peuvent se targuer d’avoir gagné, à une seule reprise, un Masters 1000 : Tomas Berdych et Jo-Wilfried Tsonga, vainqueurs en 2005 et 2008 à…Bercy. David Ferrer, malgré un palmarès riche de 15 titres, ou Juan Martin Del Potro, pourtant sacré à l’échelon supérieur (US Open 2009), n’y sont jamais encore parvenus.

Ça tombe plutôt bien pour les seconds couteaux, le POPB accueillera l’élite du tennis dans deux semaines. L’occasion pour eux de rompre la routine et de trouver, enfin, un successeur au Suédois ? Si Nadal est d’ores et déjà forfait en raison de son genou, Federer, Djokovic et Murray pourraient encore plus que d’habitude arriver à reculons sur les bords de Seine. Rapproché cette année pour permettre aux joueurs de bénéficier d’une coupure plus grande entre les deux saisons, le Masters débutera à Londres le lendemain de la finale parisienne. Pas sûr que les cadors soient motivés à tout prix pour décrocher la timbale.

(*) la refonte du calendrier pourrait le déplacer, à partir de 2014, au mois de février.

Pariez sur le Tennis avec PMU.fr, jusqu’à 170 euros offerts !