Diaboliques Devils

Martin Brodeur et les Devils retrouvent les finales neuf ans après. (Reuters)

Martin Brodeur et les Devils retrouvent les finales neuf ans après. (Reuters)

Les finales de la Stanley Cup opposeront, à partir de mercredi prochain, Los Angeles à New Jersey. Trois jours après la qualification des Kings aux dépens des Coyotes (4-1), les Devils ont validé leur billet en dominant les Rangers (3-2, a.p.), lors du match 6 de ce duel au sommet de la conférence Est (4-2).

Il n’y aura pas de septième match décisif entre les Devils et les Rangers. Et c’est plutôt une très bonne nouvelle pour New Jersey, vainqueur la nuit dernière du sixième acte sur sa glace du Prudential Center à Newark (3-2, a.p.), et donc qualifié pour les finales de la Stanley Cup. Car New York était, depuis le début de ces playoffs NHL, expert dans l’art de conclure ses séries au bout du suspense. Les Ottawa Senators et les Washington Capitals s’en souviennent encore.

Pour éviter de subir le même sort, dans un Madison Square Garden qui aurait été bouillant, les Devils n’ont donc pas pris le risque de prolonger les débats dans cette finale de la conférence Est. S’ils ont tout de même attendu la prolongation pour faire la différence, il n’a fallu que 63 secondes dans cette période supplémentaire au rookie Adam Henrique pour délivrer les siens et les envoyer en finales pour la première fois depuis 2003, année de leur dernier titre acquis face aux Anaheim Ducks.

Brodeur le vétéran, DeBoer le novice

"Ça signifie énormément, c’est vraiment une sensation énorme, a réagi sur ESPN.com l’ailier Ilya Kovalchuk, meilleur buteur de l’équipe, qui a permis à New Jersey de faire le break dans le premier tiers de cette rencontre (2-0, 13’56"). L’année dernière était difficile (les Devils ne s’étaient pas qualifiés en phases finales, ndlr) mais cette saison, c’était complètement différent. On a bien joué durant toute l’année. Le premier tour (contre les Florida Panthers) était un peu compliqué mais ensuite, on a vraiment fait ce qu’il fallait dans le jeu pour gagner." Et face à l’éternel rival new-yorkais, qui est revenu à 2-2 dans la deuxième période grâce à Ruslan Fedotenko et Ryan Callahan, la saveur est encore plus douce.

La réussite de New Jersey est aussi celle de son gardien vétéran Martin Brodeur, véritable légende vivante de la ligue, et de son entraîneur Peter DeBoer, qui n’avait jamais été en playoffs. Un savant mélange d’expérience et d’insouciance qui offre aux Devils une chance de remporter un quatrième titre. Il leur faudra pour cela venir à bout, à partir de mercredi prochain, d’une équipe de Los Angeles classée huitième de sa conférence à l’issue de la saison régulière mais diabolique depuis quelques semaines. Les Kings, qualifiés pour la Stanley Cup depuis trois jours, ont en effet scalpé les trois meilleures têtes de série à l’Ouest: les Vancouver Canucks (4-1), les Saint-Louis Blues (4-0) puis les Phoenix Coyotes (4-1). Voilà qui promet.

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