Tarif préférentiel pour les Bleus

Corey Perry bat Fabrice Lhenry, et la France avec. (Reuters)

Corey Perry bat Fabrice Lhenry, et la France avec. (Reuters)

Les Français ont encore perdu 7-2 lundi, cette fois face au Canada pour leur troisième match du Mondial (groupe H). Les Bleus avaient déjà encaissé le même carton face aux Américains, trois jours plus tôt. Rien d'alarmant pour les joueurs de Dave Henderson, qui avait laissé au repos quelques joueurs cadres et a dû faire sans Sacha Treille (suspendu tout le premier tour). Mais une fessée fait toujours mal.

Même punition, même tarif. Trois jours après avoir débuté son Mondial par une lourde défaite 7-2 contre les Etats-Unis, l’équipe de France a perdu sur un score identique face au grand Canada. Dur à encaisser, une fois de plus, mais tellement logique... Toutefois, ce revers est quand même est un peu moins douloureux que celui concédé face aux Américains, car Dave Henderson s’était volontairement privé de quelques cadres, à commencer par Cristobal Huet dans la cage. Fabrice Lhenry n’a pas été ridicule, sauvant même les Bleus d’une déculottée plus importante encore avec quelques arrêts miraculeux dans le dernier tiers.

Yoann Auvitu et Pierre-Edouard Bellemare ont également été laissés au repos, tandis que Sacha Treille est suspendu jusqu’à la fin du premier tour suite à son agression sur un Kazakh dimanche. Avec tout ça, ou plutôt sans tout ça, les Français n’espéraient rien. Vite menés 4-0, avant même la fin du premier tiers, ils ont eu confirmation qu’ils ne jouaient vraiment pas dans la même cour que ces armadas, pourtant privées de leurs meilleurs joueurs NHL. Mais telle est dessinée la hiérarchie du hockey mondial... Les Canadiens n’ont pas été perturbés par la polémique de leur bagarre avec des Finlandais dans un bar, révélée par MTV3. Ryan Getzlaf et Corey Perry étaient notamment concernés, et ce dernier a clos la marque sur une passe du premier.

Yorick Treille savait que ce serait "très difficile"

La balade canadienne avait commencé bien plus tôt, avec l’ouverture du score de Nugent-Hopkins dès la deuxième minute. Patrick Sharp, sur une remise de Tavares (2-0, 10e), et Jamie Benn, auteur d’un doublé (4-0, 14e, 19e) - avec un joli lancer dans le haut du filet sur son premier but - ont vite mis les Bleus sous l’éteignoir. Brian Henderson, d’origine canadienne comme son père de coach, a quand même réduit la marque juste avant la sirène, profitant d’une rare erreur adverse (4-1, 20e). Dans le deuxième tiers, un but d’abord refusé aux Canadiens ne va pas sauver les Français, qui tiendront tout de même le 1-1 sur cette seule période: après un but d’Eberle en supériorité numérique (5-1, 27e), Alexandre Rouleau (lui aussi d’origine canadienne) réduit immédiatement la marque (5-2, 28e).

Mais Team Canada voulait donc imiter ses camarades américains, et le doublé de Nugent-Hopkins (6-2, 50e) puis l’ultime but de Perry (7-2, 53e) vont le leur permettre. En dépit de deux tirs sur le poteau dans le troisième tiers, la facture est d’une implacable lourdeur côté français. "Il y a des matches très difficiles, comme le Canada ou la Finlande, mais je pense qu'on a l'occasion d'aller chercher des points sur tous les autres, nous assurait Yorick Treille avant le Kazakhstan. Que ce soit contre les Suisses, contre les Biélorusses ou les Kazakhs, ces trois matches seront très importants." L’aîné des Treille avait vu juste. L’objectif, évidemment, n’était pas de battre le Canada. Malgré tout, le but n’est pas non plus d’en prendre sept à chaque fois contre les gros.

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