Les Bleus mangent du petit suisse

Les Bleus ont inscrit trois buts en power-play. (Reuters)

Les Bleus ont inscrit trois buts en power-play. (Reuters)

L’équipe de France, qui restait sur deux lourdes mais inévitables défaites contre le Canada et la Finlande, a fait un grand pas vers le maintien parmi l’élite en dominant la Suisse (4-2), samedi à Helsinki, au premier tour du Mondial 2012. S’ils se sont fait peur dans le deuxième tiers-temps, les Bleus ont été très efficaces en supériorité numérique et ont pu compter sur un Cristobal Huet héroïque.

Non, Cristobal Huet n’est pas fini. Le gardien français, annoncé sur le déclin en Suisse après sa saison à Fribourg-Gottéron, a prouvé samedi face à la Nati qu’il avait encore tout son talent. Auteur d’une quarantaine d’arrêts, l’ancien champion NHL avec les Chicago Blackhawks a écoeuré les attaquants adverses, notamment en fin de match lorsque les Helvètes ont poussé pour revenir au score, et permis aux Bleus de l’emporter (4-2), lors de ce premier tour du championnat du monde 2012.

Une victoire, presque un exploit même étant donné que les Français n’avaient plus battu leur voisin alpestre depuis douze ans, qui les rapproche du maintien et préserve leurs chances de qualification en quarts de finale. Après leurs deux lourdes mais inévitables défaites contre le Canada (2-7) et la Finlande (1-7), les Tricolores avaient des choses à se prouver, notamment que leur potentiel offensif était bien réel. Et les Suisses, souvent pénalisés, leur ont donné l’occasion de se rassurer.

Les joueurs de Dave Henderson ont très bien entamé cette rencontre. Sans un excellent Cristobal Huet, très sollicité dans le premier tiers-temps, la donne aurait sans doute été différente mais en tant que joueur majeur, le gardien tricolore a répondu présent et cela a rassuré ses coéquipiers. Qui ont fini par trouver l’ouverture en supériorité numérique, suite aux deux minutes de pénalité prises par Matthias Bieber, grâce à Yohann Auvitu, bien servi par Laurent Meunier et Kevin Hecquefeuille (1-0, 17e). Un but mérité qui a définitivement libéré les Français. Ainsi, après un bon travail de Charles Bertrand derrière la cage suisse, Teddy Da Costa a-t-il doublé la mise (2-0, 32e).

Da Costa se rattrape

Mais paradoxalement, c’est après ce deuxième but que les Bleus se sont mis à subir, à moins bien ressortir le palet. La Nati en a profité pour pousser et Damien Brunner n’a pas tardé à relancer le suspense (1-2, 33e). Preuve de la soudaine fébrilité tricolore, Stéphane Da Costa, sur une action a priori anodine dans sa zone défensive, a tardé à sortir le puck. Une erreur qui s’est payée paie cash puisqu’elle a aussitôt été exploitée par l’incontournable Damien Brunner qui, après un joli relais avec Kevin Romy, a trompé Cristobal Huet pour la deuxième fois (2-2, 35e), détruisant en moins de trois minutes tous les efforts adverses.

Cruel pour le dernier rempart français, héroïque en début de dernier acte lorsqu’il s’est désarticulé sur un rebond pour éviter le K.-O. à ses partenaires puis heureux quand le lancer de Thibaut Monnet s’est échoué sur sa transversale. La chance des Bleus, c’est la Suisse elle-même qui l’a provoquée, et plus particulièrement Goran Bezina. Pénalisé pour une violente charge à la tête, le défenseur a laissé ses partenaires en infériorité pendant cinq minutes et les Français en ont largement profité. D’abord en reprenant l’avantage, d’un missile signé Laurent Meunier (3-2, 46e), puis en refaisant le break par Stéphane Da Costa (4-2, 47e), qui a rattrapé son erreur. Un but libérateur, celui du bonheur.

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