Le rêve est permis !

Les Bleus savourent leur précieux succès face à la Biélorussie. (Reuters)

Les Bleus savourent leur précieux succès face à la Biélorussie. (Reuters)

L'équipe de France a bataillé mais s'est finalement imposée face à la Biélorussie (2-1), ce lundi. Un but in extremis de Yohann Auvitu a permis aux Bleus de signer un troisième succès dans ce Championnat du monde, et de continuer à rêver à une qualification pour les quarts de finale. Pour cela, ils devront battre la Slovaquie (avant prolongation), mardi, lors de la septième et dernière journée de la phase de poules.

Les Bleus ont peut-être regardé le match de Montpellier à la télé. Cette fois, le passeur décisif ne se nommait plus Giroud, mais Stéphane Da Costa. Et le buteur n’était plus Aït Fana, mais Yohann Auvitu. Comme les Héraultais la veille en Ligue 1 face à Lille, l’équipe de France s’est imposée au bout du temps réglementaire face à la Biélorussie (2-1), alors qu’il restait à peine plus d’une minute à jouer. La condition d’une victoire avant prolongation était impérative pour espérer voir les quarts de finale, un exploit que les Français n’ont plus réussi depuis 1995.

Et à force de solidarité et de courage, les hommes de Dave Henderson y sont parvenus. Mais que ce fut compliqué ! Ce dénouement magnifique d’intensité n’en rend que plus belle la performance de ces Bleus-là, qui s’étaient donnés les moyens d’y croire en remportant deux jours plus tôt un vrai match de costauds contre la Suisse (4-2). Tout se jouera désormais face à la Slovaquie mardi, pour l’ultime match de ce premier tour. Une victoire (toujours avant prolongation) permettrait aux Français de se qualifier en quarts. Le contrat est déjà rempli, avec un maintien acquis de haute lutte et une probable cinquième place du groupe en cas de défaite. Mais l'ensemble du hockey français, bien sûr, voit plus haut.

Auvitu joint les actes à la parole

Bien en place et consistants dans leur jeu, les Biélorusses ont pourtant donné beaucoup de fil à retordre aux Tricolores. Alexei Kaluzhny ouvre rapidement le score (1-0, 8e), qui aurait dû être aggravé un peu plus tard. Sur une action confuse, le palet entre en effet pour un centimètre derrière la ligne de Huet, mais le recours à la vidéo est demandé trop tardivement. Un signe du destin que les Bleus se devaient de prendre à bras-le-corps, et ils n’ont pas fléchi. Kévin Hecquefeuille égalise d’abord à deux minutes de la fin du deuxième tiers sur sa spécialité, un tir lointain en première intention (1-1, 38e). Le gardien titulaire Vitali Koval est touché sur le coup et doit sortir, cédant sa place pour l’ultime période à Dmitri Milchakov, l’ancien... Brestois.

Ce dernier plie mais ne rompt pas, en s’interposant notamment sur une énorme occasion de Meunier (55e). Mais sur un trois contre deux, où Pierre-Edouard Bellemare joue parfaitement le faux appel, Auvitu finit donc par le battre (1-2, 59e). "J'ai envie de faire partie d'un quart de finale de Mondial dans les années à venir, nous disait le champion de Finlande la semaine passée. Et cette année, on a une excellente équipe, donc à nous de faire les choses de la bonne manière. C'est difficile, mais on doit être capables d'aller en quarts dès 2012." Cette confidence datait d’avant le carton subi face à la Finlande. Après le 7-1 encaissé face au pays hôte, plus grand monde ne croyait à quoi que ce soit. Mais l’homme providentiel des Bleus, lui, devait savoir ce qu’il disait.

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