Paul Jedrasiak : « C'est un rêve de gosse »

Paul Jedrasiak : « C'est un rêve de gosse »©PANORAMIC, Media365
A lire aussi

publié le 9 février

Après une première sélection convaincante face à l'Italie samedi dernier (23-21), Paul Jedrasiak a évoqué la semaine de travail qui attendait l'équipe de France, ainsi que le match face à l'Irlande ce week-end.

Paul Jedrasiak, avez-vous eu assez de temps pour assimiler ce que demandait Guy Novès ?Il ne faut pas qu'on prenne trop notre temps non plus. C'est une semaine rapide pour préparer l'Irlande. Avec le match de la semaine dernière, on a quand même de bonnes bases pour en tirer des conclusions. Il faut travailler, trouver encore plus de bonnes choses ensemble pour affronter l'Irlande.

Pensez-vous que cela va être plus compliqué face à l'Irlande ?Oui, je pense. C'est une équipe qui met beaucoup plus de temps de jeu. On les connaît. On l'a vu sur leur match face à Galles, ils ont été vraiment bons. A nous de bien nous entraîner et faire un bon match.

Avez-vous le sentiment que sur l'intensité cela va être le plus gros match que vous allez jouer ?Je m'attends à chaque match d'avoir une grosse intensité. Je ne vais pas faire de plan. Si je suis dans le groupe et que j'ai la chance de jouer, on verra.

Comment avez-vous vécu cette première sélection ?Avec un peu de recul, j'étais très stressé au début. C'est quand même quelque chose de porter ce maillot. J'ai énormément de fierté à le porter. Que ce soit le staff ou les joueurs, ils m'ont bien aidé. D'entrée de match, en étant deuxième ligne, il faut se mettre sur les bases. Le stress est parti au fur et à mesure. Après la Marseillaise, l'émotion était partie.

« Si je dois jouer, j'aurai quand même du stress, mais ce sera du bon stress »
Après une première, on est peut-être plus libéré pour la deuxième ?Je ne sais pas encore si je suis dans le groupe, donc on verra ça déjà. Après, si je dois jouer, j'aurai quand même du stress, mais ce sera du bon stress, je n'aurai pas la boule au ventre. C'est plus vouloir bien faire.

Samedi, contre l'Italie, vous avez été chahutés devant, en touche, en mêlée. Avez-vous particulièrement travaillé la conquête ?On a débriefé sur la conquête hier (lundi). Ce matin (mardi), on a revu nos défenses sur ballons portés. On s'attend à une grosse équipe qui met une bonne rampe de lancement sur touche, avec des bons portés et une grosse mêlée. A nous de travailler cette semaine.

Il va falloir être conquérant samedi ?Oui, vous trouvez qu'on ne l'a pas été samedi ? Sur tous les matchs, il faut l'être et être meilleur que les autres avants si on veut gagner.

Sans enlever un point de mystère, vous attendez-vous à une rotation dans le groupe ?Je ne sais pas du tout. On a fait que du terrain ce matin. On attendra jeudi la composition d'équipe.

Avez-vous eu un retour du staff sur votre prestation personnelle sur le match de samedi dernier contre l'Italie ?Oui, Gérald Bastide et Yannick Bru sont venus me parler.

« C'était la première fois qu'on plaquait vraiment, qu'on avait une opposition en face »
Sur la défense, on avait l'impression que c'est sur ce secteur que vous manquiez le plus de repères pendant le match. Qu'est-ce que vous en avez débriefé avec le groupe ?On manquait de repères. C'était la première fois qu'on plaquait vraiment, qu'on avait une opposition en face. Ça a été compliqué en défense. Il faut corriger ça cette semaine.

La performance du pack des avants, mis en difficulté contre l'Italie, met-elle plus de pression pour ce match face à l'Irlande ?Pour bien rentrer dans un match, il faut de la pression devant, obtenir des grosses conquêtes. A nous de faire le travail samedi, de bien rentrer dans le match en évitant de céder le moins de mètres possible. Essayons d'imposer notre jeu. Quand ils sont chahutés devant, ça devient compliqué pour eux. A nous de faire ce qu'il faut.

Avez-vous vu le match entre l'Irlande et le Pays de Galles ?Oui, c'était un match impressionnant. Vous l'avez tous vu. Si je joue, je ne vais pas m'attendre à ce que les Irlandais fassent le travail pour moi. Ça va être à nous d'imposer notre jeu.

Cette première sous le maillot du XV de France a-t-elle été conforme à un rêve d'enfant ou des choses vous ont surpris ?Forcément, c'est un rêve de gosse. Je voulais le porter quand j'étais petit. Tout rugbyman français rêve de le porter. Je m'attendais à quelque chose d'impressionnant, ça l'a été. Même dans le jeu, ça n'a rien à voir avec ce que l'on peut avoir en club. Ce n'est que le début, il va falloir que je m'entraîne dur chaque jour pour le porter chaque jour.

Paul O'Connell, a pris sa retraite ce matin. Qu'est-ce qu'il vous inspire ?Je n'ai jamais eu la chance de jouer contre lui. J'ai énormément de respect pour lui. Il a eu une carrière impressionnante. Il a énormément apporté à l'équipe d'Irlande et du Munster. Mettre un terme à sa carrière comme ça, ce n'est pas évident. Après cette blessure, il a peut-être fait le bon choix.

 
1 commentaire - Paul Jedrasiak : « C'est un rêve de gosse »
  • [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]