La victoire des Bleus en questions

La victoire des Bleus en questions©PANORAMIC, Media365
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Media365, publié le 13 février

Pour la première fois depuis 2011, la France s'est imposée contre l'Irlande (10-9) grâce à une bonne deuxième période. Après avoir été sevrés de ballons, les Bleus ont été entreprenants et solides.

Quelle était l'ambiance au Stade de France ?
Comme la semaine passée lors de la victoire face à l'Italie, de nombreux contrôles de sécurité avaient été mis en place autour du Stade de France. Prévoyants, les spectateurs sont arrivés tôt mais ont pris place assez tardivement en tribune, notamment en raison de la météo. Comme prévu, la pluie est tombée tout au long de l'après-midi, sans pour autant doucher l'enthousiasme du public. Et contrairement au week-end passé, le stade affichait complet pour cette deuxième journée du Tournoi des VI Nations. Et ça s'est entendu ! Avant-même le coup d'envoi, une première ola a été lancée sur les demandes insistantes du speaker avant une belle Marseillaise. Une fois que le match a débuté, l'ambiance est retombée. Il a fallu attendre la 9eme minute, et une bonne première incursion des Bleus, pour que les spectateurs redonnent de la voix. On a également parfois davantage entendu les 5 000 supporters du Trèfle, dont Paul O'Connell, présent quatre jours après avoir officiellement mis un terme à sa carrière. Mais les Bleus, acculés dans leur camp et sevrés de ballons, ont pu compter sur le soutien de leur public, notamment le gros tampon de Guilhem Guirado sur Rob Kearney. Mais à vrai dire, rares ont été les occasions de s'enflammer, si ce n'est sur la percée de Vakatawa à la 50eme minute. Heureusement, dix minutes plus tard, les Bleus ont eu la bonne idée de se montrer enfin dangereux offensivement, pour enfin donner quelques frissons au Stade de France frustré mais regonflé par l'essai refusé à la 65eme. La Marseillaise pouvait alors retentir avant que le public ne laisse éclater sa joie sur l'essai de Maxime Médard puis sur le coup de sifflet final.

Qui a buté pour le XV de France ?
C'était l'une des interrogations côté français. Passé au travers conte les Italiens en début de match avec trois échecs, Sébastien Bézy allait-il prendre en charge les tirs aux buts ? Surtout que Jules Plisson, lui, s'était monté à son avantage lors de la première journée, en passant la pénalité de la gagne. A l'échauffement, les deux hommes, accompagnés de Jean-Marc Doussain et Maxime Machenaud, ont pris leurs repères, ce qu'ils n'avaient finalement pas fait la veille. Le suspense a duré trente minutes car les Bleus n'ont jamais été dangereux sur la première demi-heure. C'est finalement Plisson qui a buté. Longuement en discussions avec Jeff Dubois à l'échauffement, l'ouvreur parisien a trouvé la cible à la 31eme minute sur sa première tentative. Juste avant de regagner les vestiaires, le numéro dix français s'est vu offrir une nouvelle pénalité, plus en coin cette fois. Le ballon est parti très haut mais à droite des perches. En seconde période, Plisson n'a pas eu l'occasion de se rattraper, son équipe préférant prendre la touche ou les mêlées. Mais il a passé une transformation facile sur l'essai de Médard.

Qui a remporté le duel des ouvreurs ?
Plusieurs fois opposés en Top 14 par le passé, Jules Plisson et Jonathan Sexton étaient pour la première fois confrontés en équipe nationale. Deux joueurs que le style de jeu, l'âge (respectivement 24 et 29 ans) et le nombre de sélections (8eme et 58eme) opposent. « J'ai joué plusieurs fois contre lui et je peux vous dire qu'il faut être plutôt un bon joueur pour asseoir un gars comme Morné Steyn sur le banc au Stade Français », complimentait Sexton cette semaine au sujet de son homologue français. Si Plisson a débuté par un coup de pied dévissé, Sexton, lui, a tapé deux chandelles pour tester les qualités défensives de Teddy Thomas et Virimi Vakatawa dans les cinq premières minutes. L'Irlandais a ensuite ouvert le score sur une première pénalité face aux perches à la 15eme minute. Il a doublé la mise à la 29eme minute, récompensant la grosse domination de son équipe. Réplique de Plisson deux minutes plus tard. En revanche, l'ouvreur parisien a connu moins de réussite sur sa tentative de drop un peu forcée à la 35eme. Trois minutes avant la pause, le numéro dix du Trèfle a passé trois points de plus (3-9), alors que Plisson a échoué dans la foulée. Comme souvent, Sexton terminé le match sonné. Il a été remplacé à la 70eme minute par Madigan.

Quel visage ont affiché ces Bleus ?
Comme lors de la dernière opposition entre les deux équipes, en octobre dernier lors de la Coupe du monde, la France a beaucoup subi. Les joueurs de Guy Novès ont été acculés dans leur camp tout au long de la première période. Souvent à la limite, ils ont malgré tout tenu bon et plutôt bien limité la casse avec seulement six points de retard (3-9) grâce notamment à seulement quatre plaquages ratés sur 76. Mais offensivement, les Français ont été beaucoup trop discrets. Seul, une fois encore, Virimi Vakatawa a par moments apporté du danger dans la défense irlandaise. Même chamboulée, avec six changements opérés par rapport à la semaine passée, cette équipe de France a trop peu eu le ballon. Et dans l'occupation, Guirado et ses partenaires ont été dominés (58% en faveur de l'Irlande lors des quarante premières minutes). « Pendant 25 minutes on a regardé les Irlandais, constatait Novès à la mi-temps. Et d'un coup, nous avons commencé à proposer deux séquences de grande qualité. Il faut vraiment croire en nous. » Des paroles enfin traduites en actes à la 50eme minute, sur une nouvelle percée de Vakatawa, sans pour autant aller une première fois dans les 22 mètres adverses. A l'heure de jeu, on a enfin vraiment senti du mieux dans l'attaque française désormais plus tranchante. Et au lieu de taper la pénalité, les Français ont pris la touche pour une nouvelle grosse séquence conclue dans l'en-but irlandais. Mais l'arbitre Jaco Peyper a refusé l'essai après l'appel à la vidéo (65eme). Le pack français a alors imposé sa loi pour trois nouvelles mêlées à cinq mètres. Et au bout de longues minutes, Maxime Médard, servi par Maxime Machenaud en sortie de mêlée, a libéré les siens. Dans les dernières secondes, au lieu de taper une ultime pénalité, les Bleus ont préféré jouer à la main. Le symbole d'une équipe entreprenante pour un succès très prometteur.

 
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