La formation française sous le feu des projecteurs

La formation française sous le feu des projecteurs©Twitter @FFRugby, Media365
A lire aussi

, publié le lundi 28 mars 2016 à 14h24

L'équipe de France des moins de 20 ans a terminé le Tournoi des VI Nations à la deuxième place. Les Bleuets, véritable antichambre du XV de France, ont pour objectif la prochaine Coupe du Monde. D'ici là, un projet de réforme du championnat espoir aura peu être vu le jour afin de mieux préparer ces jeunes joueurs aux exigences du haut niveau.

La joie se lisait sur les visages des Bleuets après la victoire face à l'Angleterre (41-17) lors de la dernière journée du Tournoi des VI Nations 2016. Un résultat symbolique obtenu face au prochain organisateur de la Coupe du Monde de Rugby U20. « Nous sommes assez satisfaits tout en gardant les pieds sur terre, assure Thomas Lièvremont, le manager des jeunes Coqs. Nous terminons deuxième mais nous avions le potentiel pour gagner le Tournoi ». La défaite au pays de Galles (16-10) a donc privé de victoire et de Grand Chelem les Bleuets, qui se sont déjà tournés vers le mondial anglais (7 juin au 25 juin). « Nous allons à la Coupe du Monde avec beaucoup d'ambition, annonce l'ancien troisième ligne centre. Nous serons en stage à Font-Romeu du 16 au 21 mai avec l'Ecosse. C'est une volonté de travailler avec une autre culture qui possède aussi une belle génération. On se mesurera à eux lors d'un match amical à Perpignan ». Placé dans la poule C, l'équipe de France aura fort à faire face à l'Afrique du Sud, l'Argentine et le Japon.

Les Bleuets, l'antichambre du XV de France
L'équipe de France des moins de 20 ans est un passage naturel, mais pas obligatoire, pour les futurs joueurs du XV de France. Yacouba Camara, Sébastien Bézy, Camille Chat, Paul Jedrasiak, ou encore Jonathan Danty : ils sont tous passés par cette étape. « 85 à 90 % des joueurs du XV de France ont connu les moins de 20 ans, estime Thomas Lièvremont. C'est un laboratoire car on veut travailler avec le staff de Guy Novès. Mais attention, tous n'arriveront pas avec les Bleus. Notre rôle, c'est de les confronter aux matchs internationaux afin de les former au haut niveau ». Et pour dénicher les futures pépites destinées à l'équipe de France, l'ancien joueur de Biarritz dispose de tout le rouage fédéral. « Le plus gros du travail est réalisé en amont par les collègues des moins de 17 ans, des moins de 18 ans ... Certains joueurs y échappent car ils ont des maturations plus tardives à l'image d'Etienne Fourcade et de Gabriel N'Gandebe. Nous travaillons aussi avec les centres de formation et l'on organise des stages afin de tester certains joueurs ».

Réformer le championnat espoir
La polémique concernant le niveau des joueurs français refait surface à chaque mauvais résultat du XV de France. Et la 5eme place des joueurs de Guy Novès lors du Tournoi des VI Nations n'y a pas échappé. Pourtant, la formation française n'est pas devenue mauvaise du jour au lendemain. L'équipe de France des moins de 18 ans a d'ailleurs été sacrée championne d'Europe le week-end dernier en étrillant la Géorgie (42-0). « Je me rends compte depuis que je suis dans la structure fédérale que la formation française est de qualité, constate Thomas Lièvremont. Mais il ne faut pas se satisfaire de ce que l'on fait, il faut l'améliorer ». Pour l'ancien numéro 8 de Perpignan, ce qui dessert la formation en France ce « sont les compétitions. Nos jeunes joueurs ne jouent plus à haut niveau. Il faut réformer le championnat espoir. Il y a d'ailleurs un projet qui sera présenté dans pas longtemps » annonce le manager.

En  attendant, certains jeunes joueurs français n'ont pas assez de temps de jeu. Pourtant plusieurs clubs comme Clermont, Toulouse, le Stade Français ou encore Bordeaux-Bègles donnent leur chance à la formation. « Jouer en Pro D2 est une bonne alternative afin d'obtenir du temps de jeu, selon Thomas Lièvremont. Maintenant, il y a un pas entre le Top 14 et la deuxième division. La majorité des clubs de Top 14 et de Pro D2 font jouer les jeunes quand ils peuvent le faire. Malheureusement, la pression et les enjeux sportifs prennent le pas ».

Jordi Demory

 
5 commentaires - La formation française sous le feu des projecteurs
  • Peut être qu'un système de quotas d'étrangers dans les clubs pro serait necessaire pour donner leur chance à ces jeunes talentueux...

  • je me repete mais soyons pragmatique! pkoi depenser du fric avec la formation qui coute tres chere alors qu'il est plus rentable d'aller recruter au sud des joueurs deja formes et immediatement preforments! et qui sont en plus souvent bons marche! voir les africains du sud! il y a deja un moment que je pense que le rugby prend le foot comme modele economique !! alors vous dites FORMATION!!!!!

  • minimum dix joueurs sélectionnables sur le près et on s'en fout si la coupe d'Europe devient la coupe d'Angleterre
    Mais que ces jeunes puissent avoir leur chance !
    Et je ne suis pas sûr que l'on serait beaucoup plus mauvais....

  • bientôt ce sera comme dans le foot, les clubs achèterons à tous va dans les pays du sud, ou la matière première est encore bon marché. Quand aux jeunes coqs, ils ne trouverons un poulailler que dans les divisions inférieures. Après on s'étonne que l'EDF de rugby soit du niveau de la Géorgie, allez comprendre.

    en effet tu as parfois raison!!

  • De bonne augure pour l'avenir.
    "petit poussin deviendra grand, si les petits cochons le mangent pas" disait ma Grand - Mère. Il y a dans cette jeune équipe les prochains Rives, Blanco, Dusautoir, Ibanez.....enfin, espérons le.

    moi, je crois en ces jeunes, ils grandiront si leurs clubs leurs donnent du temps de jeu comme le fait actuellement le Stade Toulousain et oh surprise ce dimanche Clermont

    oui, mais aux vues de la tournure du Top14, je crains pour ces jeunes qu'ils fassent comme leur aînés Français plus de banc de touche que de temps de jeu.

    j'aimerai bien que tu ais raison mais j'avoue que je suis sceptique!

    et puis pkoi depenser bcp de fric pour la formation alors que c'est plus vite rentable d'aller recruter au sud et en plus c'est pas trop cher voir les africains du sud!! les presidents sont avant tout des hommes d'affaires!!

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]