Laurent Travers : " L'attitude a été trop grave "

Laurent Travers : " L'attitude a été trop grave "©Panoramic, Media365
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Jean-François PATURAUD, publié le jeudi 28 avril 2016 à 15h17

Laurent Travers est revenu sur l'absence et la virée à Las Vegas de son pilier Martin Castrogiovanni. L'entraîneur du Racing 92 a évoqué l'attitude inacceptable de l'international italien et la mise à pied de son joueur. Le technicien revient sur une sanction qui pénalise tout un club.

Laurent Travers, le voyage de Martin Castrogiovanni vous a agacé ?
Le voyage ne m'a pas agacé, c'est le comportement qui ne m'a pas plu. On a pris une décision qui a été mûrement réfléchie et assez rapide tout simplement. Il y a des règles données en début de saison et nous en sommes les garants. Et quand quelqu'un déroge à ces règles et quand cela va trop loin en termes de respect il est hors de question de laisser passer cela. Pour le moment, c'est une mise à pied. On attendra de voir par la suite.

C'est un problème pour vous dans la gestion de votre effectif et de vos piliers ?
Tout le monde est important. On a dit aux joueurs que lorsque l'on a la possibilité de gagner un titre, ce n'est pas seulement les 23 joueurs présents sur la feuille de match, c'est l'ensemble du groupe qui se retrouve gagnant. Et dans un contexte comme celui-ci, que ce soit pour préparer le match de Clermont, Brive et la finale, tous les joueurs sont importants. Et Martin Castrogiovanni en faisait partie dans le management, dans la gestion de l'effectif et de l'équipe. C'est sûr qu'il se pénalise mais aussi le club, ses coéquipiers et le staff. Pour l'instant, il est mis à pied. Le club prendra des sanctions mais nous sur le côté sportif, nous ne l'avons pas retenu.

C'est un joueur à qui vous avez fait confiance, que vous avez remis sur pied, cela vous déçoit ?
Quand on l'a pris, on savait très bien la situation, la difficulté. On ne va pas maintenant dire que nous n'étions pas au courant. C'était un challenge qu'on s'était fixé, lui et nous, mais il a dérogé à certaines règles qui avaient été établies. Quand on parle de règles, on parle de rigueur et de respect. Il y a des choses qui n'ont pas été respectées et quand c'est le cas, on sait très bien que ce n'est pas que dans la vie sportive mais aussi professionnelle c'est pareil. Parfois, on a le droit de rouler à 150 km/h jusqu'à ce qu'on ne se fasse pas prendre. Le jour où on roule à 190 km/h, vous n'avez plus de permis et donc vous ne pouvez plus conduire. Lui, il ne peut plus s'entraîner et donc il ne peut plus jouer. Il est allé trop vite.
Vous l'avez vu ou l'avez eu au téléphone depuis ?
Non. Ce n'est pas à moi à l'appeler et je ne chercherais pas à le joindre. C'est le président (Jacky Lorenzetti, ndrl.) qui gère. Je lui ai fait une belle passe, il l'a bien réceptionné.

En le faisant venir, vous vous doutiez qu'une telle chose pouvait arriver ?
Non. Quand on discute au départ on connaît la situation. Là, on apprend d'autres choses. Il est hors de question de tenir compte de ce qui a été fait ailleurs. Ce qui est important, c'est ce qui est fait avec nous et avec l'équipe. En début de saison, les règles avaient été établies et il n'y avait rien à dire jusqu'à maintenant.

Les choses que vous avez apprises, ce sont des choses qui se sont passées à Toulon où au Racing 92 ?
Non, à Toulon. Je trouve que nous concernant, l'attitude a été trop grave pour tolérer ce genre de comportement. Point.

Est-ce qu'il a transmis un message d'excuse à vous ou aux joueurs ?
Non. Aujourd'hui, je ne suis pas au courant. Je ne sais pas si il est rentré mais je pense que oui. Tout le monde va mieux.

 
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