Toulouse, la bonne habitude

Luke McAlister a mené Toulouse à une victoire in extremis (Maxppp).

Luke McAlister a mené Toulouse à une victoire in extremis (Maxppp).

Grâce à sa victoire inaugurale sur Castres (23-22), vendredi à Ernest-Wallon, le Stade Toulousain a lancé son exercice 2012-13 sur de bonnes bases. Malmenés par l'un des demi-finalistes du Top 14, les protégés de Guy Novès, très brouillons, ont fait la différence grâce à un essai inscrit en fin de match par Matanavou. Mais c'était juste face à un adversaire de bonne qualité.

"Flexion, Touchez, JEU !" Les nouveaux commandements en mêlée fermée, instaurés à l’orée de cette saison 2012/2013 en Top 14, seront longtemps restés vains sur la pelouse d’Ernest-Wallon! De jeu, en effet, malgré les multiplies invectives de M. Romain Poite, il n’aura guère été question ce vendredi en Haute-Garonne une période durant, entre deux équipes déjà lancées en mode phase finale.

La précédente phase finale, certes pleine d’intensité, avait laissé les amateurs de beau jeu sur leur faim, les demi-finales ainsi que la finale s’étant toutes conclues sans le moindre essai inscrit. Entre deux prétendants au Brennus, qui s’étaient déjà croisés en demi-finale au mois de juin dernier, la série noire s’est donc longtemps poursuivie, jusqu’à la 53e minute très précisément : le moment que choisit Rory Kockott pour s’échapper derrière une touche perdue par Toulouse (la quatrième alors), longer la ligne de touche gauche et résister à Vincent Clerc pour inscrire le premier essai du match, et de la saison accessoirement.

Un Kockott bouillant

Castres se détache alors 19-15, infligeant alors un 10-0 à son hôte. La première période, décevante, avec seulement 12 minutes 35 de jeu effectif, avait effectivement été conclue sur le score de 15 à 9 en faveur du Stade Toulousain, le duel de buteurs entre Lionel Beauxis et Rory Kockott ayant tourné à l’avantage du local. Mais la défense castraise, visiblement déjà au point, impose une pression constante aux Toulousains au retour des vestiaires.

Les fautes au sol stadistes se multiplient, Kockott ramène les siens dans le match, jusqu’à cette fameuse 53e minute, où l’exploit en terre toulousaine, cette si précieuse victoire qui fuit Castres depuis 34 ans, est entrevu. Plus encore, dix minutes plus tard, l’écart est toujours de quatre points après une pénalité de l’inévitable Kockott, qui répond à McAlister (18-22, 64e). Mais Toulouse, bien que poussif et maladroit en cette première sortie de l’année, après une journée placée sous l’alerte orange à la canicule, va s’éviter un gros coup de chaud.

Dusautoir: "Je suis soulagé

Ce match, face à n’importe quelle autre équipe de l’Hexagone, Castres l’aurait sans doute gagné. Mais, fort de ses hommes sortis du banc et d’une expérience hors norme, le double tenant du titre va inverser la tendance et s’offrir une victoire sinon rassurante, du moins précieuse. McAlister lance une attaque dans les 22 mètres castrais, sert le jeune Edwin Maka, qui pour son premier match sous les couleurs toulousaines offre à Timoci Matanavou son premier essai de la saison (71e), synonyme du petit point d’avance qui fera finalement la différence.

"Je suis soulagé, réagissait logiquement Thierry Dusautoir devant les caméras de Canal + à l’issue de la rencontre. On a bien failli perdre ce match. Les Castrais ont joué à leur niveau. Nous avons commis beaucoup trop de fautes, surtout en première période. Heureusement, nous marquons un bel essai. Il faudra modifier nos habitudes et être plus disciplinés. » Difficile de contredire le capitaine Rouge et Noir sur le plan de la discipline, au contraire des coutumes locales. Toulouse n’a pas perdu sur son terrain depuis 2010, et cette série ne s’arrêtera donc pas en ce mois d’août 2012. N’en déplaise aux Castrais.

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