Paris, stade référentiel

Plisson et les Parisiens ont dominé les Toulousains.

Plisson et les Parisiens ont dominé les Toulousains.

Opposé à sa bête noire toulousaine, le Stade Français a conjuré le mauvais sort en remportant samedi une rencontre spectaculaire (28-24), comptant pour la neuvième journée du Top 14. Sergio Parisse, auteur de deux essais, n'est pas étranger à la belle réaction d’orgueil du club de la capitale.

Le froid qui s’est abattu sur la moitié nord de l’Hexagone n’a pas empêché les deux Stades n’a pas empêché les deux Stades de produire un spectacle de grande qualité, samedi après-midi à l’occasion de la 9e journée du Top 14. Parisiens comme Toulousains n’ont en effet pas ménagé leurs efforts sur la pelouse du Stade de France pour tenter de réchauffer le public et remporter une rencontre qui avait des allures de choc malgré les difficultés rencontrées par le club de la capitale depuis plusieurs années. Pour ce match de gala dans l’enceinte dyonisienne, Guy Novès avait réservé une surprise de taille au public et au sélectionneur Philippe Saint-André, présent dans les tribunes, en titularisant au talon un certain William Servat.

Retraité depuis cinq mois, l’ancien international tricolore, qui avait depuis endossé le costume d’entraîneur des avants toulousains, mais repris une licence en tant que joker médical en septembre dernier, a repris du service pour suppléer les absences de Christopher Tolofua, suspendu six semaines, Gary Botha et Jaba Bregvadze, blessés. Malgré quelques approximations en début de match, notamment un lancer en touche manqué dans ses 22 m, qui a conduit au carton jaune de Jean-Baptiste Poux, et des repères à retrouver en mêlée, le talonneur de 34 ans a rapidement retrouvé ses marques. Forcément un peu à court de rythme, comme il l’a confié à la pause sur Canal +, ce dernier, qui n’a bien sûr pas hésité à donner de la voix pour organiser les siens, s’est également montré très efficace ballon en main au cours de la première période, avant d’être remplacé au retour des vestiaires par Virgile Lacombe.

Face à une formation toulousaine largement remaniée, du fait des absences au poste de talonneur mais aussi de joueurs tels que Thierry Dusautoir, Lionel Beauxis, Vasil Kakovin, Patricio Albacete, Gurthrö Steenkamp, le Stade Français était le premier à se mettre en évidence dans ce match. Les Parisiens profitent en effet des erreurs adverses pour faire la course en tête grâce à deux pénalités de Jérôme Porical (6-0, 8e et 14e). Réduits à 14 suite à l’expulsion temporaire de Poux, remplacé durant dix minutes par le jeune Cyril Baille, les Toulousains encaissent un essai. Déjà à son avantage à huit contre huit, la mêlée parisienne fait la différence en supériorité numérique et Sergio Parisse attend d’être à un mètre de la ligne pour ramasser et aplatir (11-0, 18e).

Un match référence pour Paris

L’heure de la révolte a sonné pour les Rouge et Noir. Titulaire en l’absence de Luke McAllster laissé au repos, le jeune Sébastien Bezy inscrit les deux premiers points de son équipe sur pénalité (11-3, 21e). Porical lui répond du tac au tac (14 -3, 26e), mais ce sont bien les Toulousains qui ont désormais la mainmise sur la rencontre et inscrivent leur premier essai sur un exploit personnel de Vincent Clerc, qui fait la différence sur l’aile grâce à deux coups de pied pour lui-même particulièrement judicieux (14-10, 28e). Les Parisiens accusent le coup et subissent de plus en plus la pression. A l’issue d’une belle percée de Servat, Edwin Maka fait parler sa puissance pour aplatir côté fermé (14-15, 37e). S’il trouve le poteau sur la transformation, Bézy, dont le frère Nicolas était sur le banc parisien, passe une nouvelle pénalité avant la pause (14-18, 40e).   

Le coup est rude pour le Stade Français qui peine à réagir au retour des vestiaires. Il faut un plaquage héroïque de Vuidravuwalu pour empêcher Matanavou, auteur d’une percée dont il a le secret, d’aller inscrire un nouvel essai. Mais Bézy concrétise ce nouveau temps fort des champions de France par un drop (14-21, 48e). Les nombreux changements réalisés par Guy Novès peu avant l’heure de jeu (entrées de Galan, Fritz, Huget à la place de Maka, David et Matanavou) désorganisent quelques peu les Toulousains qui craquent sur une action initiée par Jérôme Fillol, qui profite d’une confusion entre Poitrenaud et Nyanga pour être également à la conclusion. L'essai est accordé par l'arbitrage vidéo (21-21, 59e).

Revenus à hauteur de leurs adversaires, les hommes de Richard Pool-Jones encaissent néanmoins rapidement une pénalité lointaine de Florian Fritz (21-24, 66e). Les deux équipes tentent de mettre plus de rythme pour faire la différence en cette fin de match et c’est le Stade Français qui finit par percer le rideau toulousain, grâce à Julien Arias et Parisse, une fois encore à la conclusion (28-24, 74e). Malgré une grosse pression toulousaine sur le dernier temps de jeu, Paris, qui s’éloigne de la zone rouge, tient sa victoire et son match référence par la même occasion. De son côté, Toulouse n’a pas démérité mais a souffert de ses nombreuses absences. Dépossédé de sa deuxième place par Clermont, le tenant du titre attaque une période difficile au cours de laquelle ses nombreux internationaux, réquisitionnés pour la tournée de novembre, risquent de lui faire cruellement défaut.

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