Parisse, le retour capital

Sergio Parisse, auteur d'un doublé sur la pelouse du Stade de France samedi face aux Toulousains

Sergio Parisse, auteur d'un doublé sur la pelouse du Stade de France samedi face aux Toulousains

Avec la belle victoire du Stade Français face à Toulouse a resurgi en pleine lumière un Sergio Parisse capitaine exemplaire et auteur d’un doublé face aux champions de France. Véritable baromètre du collectif parisien, le Transalpin, soumis aux cadences infernales, reste indispensable à son club comme à la sélection italienne. Un dévouement qui force le respect.

"Fière de mon équipe et de tout le groupe ! Avec des prestations pareilles, on prendra pas mal de points à l’extérieur !" Tout l’enthousiasme de Sergio Parisse dans ce Tweet posté le 28 septembre dernier : ce jour-là, le capitaine du Stade Français, légèrement touché et laissé au repos, ne perd pas une miette depuis son canapé de la prestation de ses coéquipiers, qui frôlent l’exploit sur la pelouse du Michelin, où un drop de Brock James prive les Parisiens d’une victoire retentissante en Auvergne (28-25).

Ainsi va Parisse, capitaine à 200 % et à temps complet d’un club de la capitale auquel le troisième ligne italien reste fidèle depuis maintenant sept saisons. Une aventure débutée à 24 ans dans l’euphorie des années fastes du Stade Français avec un Brennus décroché dès sa deuxième saison ; un trophée qui n’a toutefois connu depuis aucune réplique, le club de la capitale perdant de sa superbe saison après saison pour finir par rentrer dans le rang. Parisse, lui, est resté quand d’autres, lassés de ne plus gagner, s’en sont allés. Le Transalpin, malgré la cour de nombreux prétendants attirés à l’idée de s’attacher les services d’un des n°8 les plus doués de la planète, capable de tout faire, ou presque, sur un terrain avec le ballon.

Il y a du Dusautoir chez ce Parisse

Un talent dont le Stade Français ne finit plus de tirer profit. Samedi, au Stade de France, l’ancien Trévisan a resurgi en pleine lumière. Après un début de saison anonyme, à l’image de son club, Parisse a signé un match d’exception pour permettre à sa formation de dominer les champions de France toulousains (28-24). Avec à la clé un doublé personnel, comme pour mieux signifier son retour au premier plan, même s’il prend soin de préciser dans un sourire : "Le match, je ne l’ai pas gagné tout seul." Et d’enchaîner : "L’équipe a fait un bon match, mais il ne faut pas non plus s’enflammer. (…) Là, où on a été fort, c’est qu’on a beaucoup joué jusqu’à la fin, on a su enchaîner, à l’image de mon deuxième essai que je marque après je ne sais plus combien de phases de jeu… On est sur la bonne voie. Cette victoire ne va pas seulement nous donner de la confiance, elle va nous permettre d’aborder les prochains matches avec beaucoup plus de tranquillité et de sérénité." Toute l’expérience du capitaine pour ne pas céder à une quelconque euphorie…

C'est le capitaine (…) nous avons besoin de son charisme.

Un membre de la Fédération italienne

Il faut dire que Parisse maîtrise son rôle par cœur. Un statut qu’il assume sous les couleurs parisiennes comme sous le maillot de la sélection italienne depuis 2008, au sein de laquelle il jouit d’une aura aussi développée, sinon supérieure, à celle dégagée dans la capitale. A bientôt 30 ans et du haut de ses 88 sélections, le troisième ligne s’affirme depuis quatre ans comme l’incontestable leader dela Nazionale.Sitôtfêtée avec sobriété la victoire face à Toulouse, Cap’tain Parisse filait d’ailleurs dès dimanche pour Milan et un stage de trois jours d’entraînement de lundi à mercredi avec ses coéquipiers de la sélection italienne en vue des tests de novembre. Il y a du Dusautoir chez ce Parisse. La même force par l’exemple. A l’image du meilleur joueur du monde, qui devrait accompagner le XV de France depuis le bord de la touche, cet automne, selon le vœu de Philippe Saint-André, l’Italien, bien que blessé en fin de saison dernière, s’était envolé pour la dernière tournée d’été du quinze d’Italie en Amérique du Nord et ce bien qu’assuré de ne pas pouvoir jouer la moindre minute. Car comme le précisait à l’époque un membre de la fédération transalpine : "C'est le capitaine, c'est important qu'il accompagne le groupe jeune qui part en tournée, nous avons besoin de son charisme." Paris peut en dire autant...

A peine rentré d’Italie, Parisse, qui n’a de cesse de répéter sa "hâte d’entrer dans le nouveau Jean-Bouin", sera jeudi, à Mayol, fidèle au poste, pour emmener Paris au combat face aux ogres toulonnais. Convaincu que son équipe, après quatre victoires consécutives toutes compétitions confondues, s’inscrit dans les meilleures dispositions : "Depuis la victoire contre Perpignan, on enchaîne les victoires et peu importe qu’elles soient acquises en championnat ou en Challenge, quand tu gagnes, c’est beaucoup plus facile de progresser." De Clermont à Toulon, Paris et son capitaine visent plus que jamais l’exploit…

Pariez sur le rugby avec PMU.fr, jusqu'à 170€ offerts !

en images
Tombé du ciel Lavillenie dans le volcan Charge Retrouvailles Au sommet