Ibanez: "Serein et déterminé"

Raphaël Ibanez commence une nouvelle expérience à l'UBB. (Maxppp)

Raphaël Ibanez commence une nouvelle expérience à l'UBB. (Maxppp)

Comme lors de chaque période estivale, notre rédaction vous propose un tour de France des clubs de Top 14 avant le début des hostilités prévu le 17 août prochain. Focus ce lundi sur Bordeaux-Bègles que Raphaël Ibanez a rejoint, trois ans après la fin de sa carrière. L'ancien talonneur espère apporter son expérience pour faire grandir encore l'UBB.

Raphaël, un cycle s’est achevé pour l’UBB avec le départ de Marc Delpoux. L’heure est-elle pour autant au changement ?
Ce qui est certain, c’est que l’équipe et le club se construisent sur une histoire. Et il s’agit bien évidemment d’avoir le respect de l’histoire de ce club et de ce groupe, tout en essayant de regarder l’avenir avec ambition. Toutes les composantes du club, que ce soit le personnel administratif, l’encadrement technique ou les joueurs s’emploient à tenir le fil de cette histoire à travers les exigences de ce Top 14.

Avec, on l’imagine, la volonté d’entretenir cette belle flamme de la saison dernière ?
Il est évident que la dynamique enclenchée la saison dernière doit être maintenue et renforcée. Il y a désormais au sein de ce groupe une vraie volonté de marquer son territoire dans ce Top 14. Et puis en même temps de continuer à donner l’image d’un club sain et collectif, là-dessus, on a une véritable exigence auprès des joueurs. Cette image est saine et doit le rester, même si on se lance dans une compétition qui va être acharnée et tendue. Ce groupe a envie de franchir un cap et de continuer à surprendre parce que c’est ce qui fait son côté séduisant.

"Ecouter, trancher, assumer"

Entre le brillant maintien de la saison dernière et l’ambition de votre président de décrocher le Brennus, où se situe l’objectif du manager que vous êtes ?
Soyons réalistes. Les moyens dont dispose le club restent modestes, comparé à d’autres écuries du Top 14. Mais il y a beaucoup de solidarité et de générosité au sein de ce groupe. Et je pense que si l’on se tourne vers un rugby qui correspond réellement à l’identité de ce groupe, alors les joueurs seront récompensés et ils pourront se mêler alors à la lutte pour la qualification.

Quelles conditions étaient réunies à l’UBB pour permettre votre retour sur les terrains ?
J’ai accepté de me lancer dans l’aventure dès l’issue de ma première rencontre avec Laurent Marti, qui est un jeune président, dynamique et qui, à l’image de ce club, a envie de grandir. A titre personnel, je me suis engagé avec un encadrement technique dans lequel j’ai entièrement confiance. Mon idée est de me lancer dans l’aventure serein et déterminé à la fois.

Ça veut dire aussi mettre au service de ce club toute votre expertise du haut niveau…
Je suis conscient qu’une équipe professionnelle pour s’engager pleinement dans une compétition a besoin d’équilibre, d’organisation et de précision. C’est vrai que cet encadrement technique qui m’entoure me permet d’envisager l’avenir de ce groupe avec ambition. C’est une équipe encore en plein développement et j’entends bien évidemment contribuer à son évolution tout au long de la saison. Le rôle du manager aujourd’hui est complet et demande beaucoup d’énergie, ça tombe bien, je n’en manque pas. En quelques mots, il s’est agi dans un premier temps d’écouter beaucoup tous les intervenants et puis trancher, prendre des décisions, notamment dans les compositions d’équipe, un moment toujours particulier pour les joueurs professionnels, et ensuite assumer les résultats. C’est en lien évidemment avec le président qui attend beaucoup de nous, ce qui me paraît on ne peut plus logique.

"On peut aller vers un rugby complet, un rugby ambitieux"

A l’image d’un Philippe Sella à Agen, êtes-vous conscient que votre retour suscite une énorme attente auprès des supporters et de l’environnement du club ?
Je disais : « Serein et déterminé », donc c’est bien le cas. Comme Philippe (Sella), mais aussi comme d’autres nouveau managers ou entraîneurs, qui se lancent cette saison dans ce Top 14, c’est l’instinct de compétiteur qui prévaut avant toute chose. Et une forme de continuité avec mon parcours en tant que sportif, en tant que joueur. J’ignorais à quel moment ça allait se déterminer, mais finalement, je crois que ça ne servait à rien d’attendre. Il vaut mieux se lancer tant qu’on a de l’énergie.

A un moment où le rugby français se cherche de nouvelles voies, n’est-ce pas aussi une manière de rendre au rugby ce qu’il vous a apporté ?
Je crois que sportivement, ce qui compte, et ce groupe à Bordeaux-Bègles est imprégné de cette culture, c’est ce souci d’innovation, de recherche permanente notamment dans les différentes formes de jeu. C’est aussi l’objectif parce que j’ai trouvé notre championnat la saison dernière très tendue et très fermée. Et je ne m’attends pas à autre chose, les confrontations resteront acharnées, mais je pense qu’on peut aller vers un rugby complet, un rugby ambitieux qui, à terme, pourrait permettre à notre équipe nationale de figurer tout en haut face aux équipes du Sud. Donc, oui, l’identité, la marque de fabrique de ce groupe bordelais, c’est de se retrouver dans un jeu offensif, dynamique.

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