Escale à Bayonne

L'Aviron se prépare avec le duo Deylaud-Lanta. (Maxppp)

L'Aviron se prépare avec le duo Deylaud-Lanta. (Maxppp)

Comme lors de chaque période estivale, notre rédaction vous propose un tour de France des clubs de Top 14 avant le début des hostilités prévu le 17 août prochain. Focus ce jeudi sur Bayonne qui se prépare avec un nouveau duo d'entraîneurs, Lanta-Deylaud, avec l'ambition d'éviter de flirter avec la zone de relégation.

LA SAISON DERNIERE
On allait voir ce qu’on allait voir… Précédée d’un recrutement sans précédent sur les bords de la Nive (Heymans, Phillips, Tialata, Rokocoko, pour ne citer que ceux-là), la saison des Bayonnais va pourtant tourner au cauchemar, sorte de condensé du pire du pire des errements du club basque. Un Aviron qui, incapable de surmonter l’absence de ses internationaux durant la Coupe du monde, va plonger dès l’entame du championnat. Plafonnant au meilleur de sa saison à la neuvième place du classement, le club basque ne va s’extraire de la zone de relégation qu’à l’avant-dernière journée de la saison régulière. Un parcours soumis à l’agitation de la coulisse entre l’éviction du trio Gajan-Lièvremont-Tauzin, puis le retour raté de Jean-Pierre Elissalde. Jusqu’au sauvetage in extremis arraché sous les ordres de l’éphémère pompier de service, Didier Faugeron. "C'est une équipe qui a joué le couteau sous la gorge pendant deux mois et qui a su relever le défi. Elle y a trouvé des valeurs communes", positive néanmoins, cité par Sud-Ouest, Christian Lanta, nouveau patron technique au côté de son alter-ego, Christophe Deylaud.

LA PHRASE : "À Agen, on touchait à nos limites. Ici, il y a un contexte, un effectif, un public qui peuvent nous aider à réussir quelque chose de bien sportivement." (Par Christian LANTA, Manager sportif dans Sud Ouest)

Acquise dès la mi-saison, sans que la précaire situation de l’Aviron n’interfère dans leur désir de rejoindre le Pays Basque -"On serait venu quand même, dit Lanta-, la signature du nouveau duo technique, dont la valeur, exprimée durant plus d’une décennie à Agen, n’est plus à démontrer, porte à elle seule l’espoir de relance de tout un club. A Bayonne, on est persuadé que les deux ex-sorciers du SUA sont les hommes de la situation, capables de rompre enfin avec cette instabilité chronique dans laquelle se complait l’Aviron. Si l’un comme l’autre aspiraient à quitter un club, bien peu reconnaissant à leur égard, la volonté des deux techniciens est claire d’éprouver leur expérience à la tête d’une plus grosse écurie. "On sait qu'on va être confronté à une exigence de résultats plus forte qu'à Agen vu les moyens dont on dispose, concède volontiers Deylaud. On va essayer de relever le challenge et de figurer rapidement parmi les équipes qui joueront le haut du tableau".

LE RECRUTEMENT
Pour espérer répondre aux ambitions du président Afflelou, l’Aviron, loin du clinquant de la dernière intersaison, s’en est remis aux valises bien pleines de Lanta et Deylaud, accompagnés de deux cadres de l’effectif agenais, le deuxième ligne Dewald Senekal et l’ailier polyvalent Manu Ahotaeiloa. Un profil de joueur de devoir qui colle tout autant au talonneur Grégory Arganèse (Racing) et à l’arrière Scott Spedding (Brive). Sans avoir l’aura d’un Rokocoko ou d’un Heymans, le centre Gabiriele Lovobalavu (Toulon) possède lui le talent pour enflammer Jean-Dauger. C’est un incontestable potentiel que tentera enfin de développer le prometteur deuxième ligne international Pierre Gayraud (Perpignan).

LE JOUEUR A SUIVRE Gabiriele LOVOBALAVU
"« Gabito », comme on l’appelle, c’est des appuis incroyables, toujours les mêmes, mais toujours impressionnant. J’espère qu’il s’épanouira à Bayonne: je lui souhaite bonne chance." Les adieux de Benjamin Lapeyre à son coéquipier Gabiriele Lovobalavu, après quatre ans de présence du centre fidjien sous le maillot toulonnais, évoquent la capacité de l’ancien chouchou de Mayol à séduire le public bayonnais par ses coups d’éclat dont lui seul a le secret. Champion de Pro D2 en 2008 avec le RCT, Lovobalavu, victime de l’érosion de son temps de jeu dans le Var, joue, à 27 ans, sur la Côte Basque une énième relance. Pas la moins importante.

L’OBJECTIF
Alain Afflelou, que la douzième place de l’Aviron la saison dernière, n’a pas dissuadé à renforcer son investissement dans le club basque, entend "continuer à professionnaliser et à développer ce club pour l'amener vers des lendemains meilleurs". Et si le président bayonnais est resté discret jusqu’à ce jour quant aux objectifs de cette saison du rachat, ses nouveaux entraîneurs, pas du genre à se cacher derrière leur petit doigt, s’en sont chargés: "Avec une équipe qui a fini douzième, il serait prétentieux de dire que l'on va être dans les quatre premiers, souligne Lanta, avant d’ajouter: Mais on a une vraie ambition qui est d'intégrer le top 6 le plus rapidement possible".

Pariez sur le rugby avec PMU.fr, jusqu'à 170€ offerts !

Le Sport sur votre mobile
Le Top 14 en vidéos
en images
Tombé du ciel Lavillenie dans le volcan Charge Retrouvailles Au sommet
à lire aussi