L'Australie, la tête à l'envers

Quade Cooper et les Wallabies traversent une mauvaise passe. (Reuters)

Quade Cooper et les Wallabies traversent une mauvaise passe. (Reuters)

Dominée par la Nouvelle-Zélande dans le Four Nations, l'Australie a déçu ces dernières semaines. Le sélectionneur Robbie Deans est sur la sellette et la situation en interne n'est pas au beau fixe. Pas le meilleur moyen de préparer le test-match face aux All Blacks samedi, dans le cadre de la Bledisloe Cup.

A l’heure d’affronter la Nouvelle-Zélande, samedi, lors du troisième acte de la Bledisoe Cup (remise en jeu chaque année entre les Néo-Zélandais et les Australiens, ndlr), l’Australie s’avance dans une drôle d’ambiance. Troisièmes de la Coupe du monde il y a un an, les Australiens ont depuis du mal à digérer, et enchaînent les contre-performances. Il y a déjà cette première alerte en juin, et une défaite face à l’Ecosse (9-8) que les Wallabies effacent en partie seulement en écartant difficilement le pays de Galles par trois fois, lors de la tournée d’été. Pour ce qui est du Four-Nations, qui vient de se terminer, le bilan n’est guère plus reluisant, avec notamment deux défaites face aux Blacks, dont une fessée encaissée à Auckland (22-0).

Une situation sportive qui met clairement Robbie Deans sur la sellette. En place depuis 2008, le Néo-Zélandais est de plus en plus critiqué par les observateurs et les fans. Dernièrement, la critique est même venue de l’intérieur, puisque Quade Cooper s’est plaint de son style de jeu roboratif. "J'aime le rugby mais il y a de la merde qui se passe derrière et au-dessus des joueurs (qui affecte) l'organisation toute entière!", avait notamment écrit le demi d’ouverture, sur son compte Twitter. Depuis, le récalcitrant ouvreur a été écarté de la sélection, et ne devrait pas participer à la tournée automnale.

Mais même sans son numéro 10 vedette, Robbie Deans n’en sera pas moins soumis à la pression. Une charge d’autant plus importante que l’un de ses principaux soutiens, John O’Neill, va quitter son poste de président de la Fédération australienne de rugby. De retour à ce poste depuis 2007, après un règne déjà long de neuf ans entre 1995 et 2004, c’est lui qui avait mis en place l’ancien coach des Crusaders. Il sera remplacé provisoirement par son adjoint Michael Hawker, à partir du 1er novembre et ce jusqu'à ce qu'une solution à long terme soit trouvée. Pas forcément un gage de stabilité pour Deans, qui doit aussi faire avec la malédiction, puisque les capitaines (James Horwill, David Pocock et Will Genia) que le sélectionneur a décidé de nommer se blessent un à un.

Reste tout de même quelques points positifs, puisque Adam Ashley-Cooper et Wycliff Palu sont de retour de blessure, et vont tenter d’amener leur expérience pour stabiliser une équipe à la dérive, tandis que Deans a réussi à convaincre Nathan Sharpe de prolonger sa carrière internationale. "On sait bien que les Blacks sont actuellement la référence. Ils sont un cran au-dessus de nous, souffle pour conclure Deans, sur Planet Rugby. Mais les gars ont montré beaucoup de résilience ces deux derniers mois, et ça peut une grosse opportunité pour nous ce week-end de le prouver…"

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