Chambily réclame la tête de Domenech
Le cas Raymond Domenech continue de faire des vagues. Cette fois-ci, c'est au tour de Guy Chambily, membre de la Fédération Française de Football, de réclamer la tête du sélectionneur en poste. Le doyen du conseil fédéral pousse même le bouchon plus loin en avançant que la majorité du conseil serait favorable au départ de Domenech.
Guy Chambily, membre de la FFF, souhaite l'éviction de Raymond Domenech. (Reuters)
Autant dire que les propos que tient l'intéressé dans les colonnes de France Football à l'heure où le débat autour de Domenech semblait devoir à peine s'apaiser font l'effet d'une bombe venant de la part d'un de ces ronds de cuir que beaucoup tiennent pour responsables de la dégradation progressive de l'image des Bleus depuis deux ans. Entrepreneur et ancien président du Stade Malherbe de Caen, Chambily, qui a rejoint l'instance fédérale en 2004, semble pourtant rattrapé par son bon sens normand lorsqu'il n'hésite pas à affirmer ce que les autres, selon lui, pensent tout bas et affirme son intention de passer des paroles aux actes quand vendredi, lors de la prochaine réunion du Conseil fédéral, il réclamera l'éviction du sélectionneur national.
Chambily: "L'équipe de France est fracassée."
Loin de la langue de bois que d'autres se plaisent ou sont contraints de continuer à manier sur le sujet, lui dénonce. "L'image de l'équipe de France, celle de la Fédération , celles du président et du conseil fédéral sont devenues totalement désastreuses (...) Je sais que la majorité ne veut plus garder Raymond Domenech (...) Petit à petit, tous les fidèles de Jean-Pierre Escalettes ont avalé des couleuvres, mais à un moment, il faut savoir dire stop ! (...) J'ai la certitude qu'ils sont favorables à l'éviction de Raymond Domenech." Pour la première fois, la chape de plomb fédérale se fissure...
Et Chambily de continuer à s'interroger sur le contrat de Domenech, qui "portait sur la qualification à la Coupe du monde". "C'était sa mission. On m'assure aujourd'hui que, dès lors qu'il qualifiait l'équipe de France, il la dirigeait automatiquement pendant la phase finale. Première nouvelle (...) Sachez que le conseil fédéral n'est absolument pas au courant de cette clause".
On pourrait croire la diatribe suffisante, mais Chambily va plus loin lorsqu'est évoquée l'identité du potentiel successeur de Domenech capable d'emmener les Bleus l'été prochain en Afrique du Sud. Et de lâcher: "Ne me faites pas croire qu'il n'existe pas d'entraîneur susceptible de prendre en main l'équipe de France..." Ces Bleus au sujet desquels cet amoureux déçu de la sélection déclare: "L'équipe de France est fracassée."








