Une saison courte mais intense

Aussi courte soit-elle, la saison NBA restera dans les annales. En raison du lock-out, elle aurait pu ne jamais se dérouler. Mais au final, Miami et LeBron James sont sacrés champions avec mérite après leur succès face à Oklahoma City. Ils succèdent à des Dallas Mavericks qui n'auront été que l'ombre d'eux-mêmes.

LE TOP : Miami Heat
Six ans après le titre obtenu par la bande de Dwyane Wade et Shaquille O’Neal, Miami est de retour au sommet de la NBA. Si "D-Wade" a encore fait partie de l’aventure, c’est surtout grâce à LeBron James (voir ci-dessous) que le Heat est revenu au premier plan après une saison régulière terminée à la deuxième place de sa conférence (46 v. – 20 d.) et des playoffs plutôt bien maîtrisés. A part en finale à l’Est, face aux Boston Celtics (4-3), les hommes d’Erik Spoelstra n’ont jamais vraiment douté, ne concédant qu’une défaite face aux New York Knicks (4-1) et deux face aux Indiana Pacers (4-2). Beaucoup pensaient que le combat serait plus rude face à Oklahoma City, lors des Finals, encore plus après la victoire inaugurale du Thunder. Mais les Floridiens n’ont pas tardé à réagir en remportant les quatre rencontres suivantes. Une démonstration de force et de talent.

LE FLOP : Dallas Mavericks
Comme tous les champions en titre, Dallas était attendu au tournant cette saison. Mais le départ de Tyson Chandler aux Knicks n’a jamais vraiment été compensé à l’intérieur et l’arrivée de Lamar Odom en provenance des Lakers s’est révélée être un énorme bide, au point qu’il a finalement été coupé en avril. Un recrutement raté, donc, et des cadres en souffrance qui, à l’image de Dirk Nowitzki, n’ont pas su trouver une nouvelle source de motivation après avoir atteint leur but en obtenant leur première bague, l’été dernier face au Heat (4-2). Si les Mavericks ont sauvé les apparences en se qualifiant pour les playoffs, ils n’ont en revanche pas fait le poids face au Thunder, qui les a balayés dès le premier tour (0-4). Les dirigeants texans vont sans doute devoir apporter quelques retouches à leur effectif s’ils veulent que la franchise débute un nouveau cycle.

LE JOUEUR : LeBron James (Miami Heat)
C’était son année. Elu pour la troisième fois de sa carrière MVP de la saison régulière, LeBron James avait encore des choses à prouver en playoffs, notamment qu’il n’était plus ce joueur frileux dans le money-time qui, face aux Mavericks en 2011, avait clairement manqué de leadership lors des NBA Finals. Contrat plus que rempli pour "The Chosen One", qui a grignoté tous ses adversaires directs, y compris Kevin Durant, la star du Thunder. Auteur de 28,6 points, 10,2 rebonds et 7,4 passes décisives de moyenne par match contre OKC, l’ailier floridien a mis une bonne fois pour toutes les choses au clair et atteint son objectif ultime, celui qui l’avait encouragé à rejoindre Dwyane Wade et Chris Bosh à South Beach en 2010 après plusieurs saisons frustrantes à Cleveland. "Mon rêve est maintenant devenu réalité et c'est la meilleure sensation de ma vie", peut-il savourer.

LA STAT : 20 (San Antonio Spurs)
Les Spurs y ont cru. Ils avaient de bonnes raisons. Le 29 mai dernier, lors du match 2 des finales de la conférence Ouest face au Thunder, San Antonio venait d’établir un nouveau record en NBA avec vingt victoires consécutives, battant la marque établie par les Los Angeles Lakers en 2001, et semblait se diriger tout droit vers un nouveau titre de champion après deux "sweeps" rondement menés contre le Jazz (4-0) et les Clippers (4-0). Et si la machine s’est ensuite enrayée, en raison notamment du niveau de jeu affiché par Kevin Durant et ses partenaires d’Oklahoma City, cela n’enlève rien à la saison réalisée par les joueurs de Gregg Popovich, qui ont pu compter sur leur "Big Three" (Tony Parker, Tim Duncan, Manu Ginobili) mais aussi sur des rotations très efficaces. La fenêtre de tir de la franchise texane se rétrécit au fil des ans, mais il faudra sans doute encore compter avec elle en 2013.

LA PHRASE : "Nous avons trouvé un accord", David Stern
Plus personne n’y croyait et pourtant, le 25 novembre dernier, après 149 jours d’un conflit parfois incompréhensible entre joueurs et propriétaires portant notamment sur le partage des recettes, David Stern a mis un terme au lock-out qui menaçait l’intégralité de la saison en NBA. "Nous avons trouvé un accord comprenant de nombreux mécanismes complexes, mais nous sommes optimistes sur la possibilité de reprise à Noël", avait-il ainsi déclaré. Comme en 1999, l’exercice a donc été raccourci, cette fois limité à 66 matches en saison régulière. Un rythme d’enfer qui a obligé les équipes à parfois disputer des "back-to-back-to-back" (trois matches en trois jours). Les organismes des joueurs ont souffert, à l’image d’un Derrick Rose longtemps blessé, mais les fans, qui auraient eu toutes les raisons de bouder, sont restés fidèles. Comme si rien ne s’était passé…

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