Parker: "Faire aussi bien"

Tony Parker s'attend à une longue saison... (Reuters)

Tony Parker s'attend à une longue saison... (Reuters)

A la veille du coup d'envoi de la saison régulière en NBA, Tony Parker espère que les Spurs, "ses" Spurs, se mêleront encore à la lutte au titre dans une conférence Ouest où San Antonio aura une belle carte à jouer.

Tony, dans quel état d’esprit abordez-vous cette nouvelle saison NBA ?
J’ai hâte de commencer ! L’année dernière, on a terminé premier de la conférence Ouest et on n’était qu’à deux matches des finales NBA (les Spurs ont été battus par le Thunder 4-2, ndlr). J’ai vraiment envie qu’on soit dans la même position cette saison et j’espère qu’on pourra le faire. Personnellement, je me sens très bien, je me suis bien reposé après les J.O. Mon œil va mieux aussi, je n’aurai pas besoin de lunettes de protection. Je vais attaquer en pleine forme.

Quels objectifs vous fixez-vous ?
Ce sont toujours les mêmes. Avec les Spurs, on vise le titre NBA. Après, moi, c’est de faire aussi bien que l’année dernière, d’être encore All-Star et de terminer dans les meilleurs joueurs de la ligue. Ça fait deux ou trois ans qu’on essaie de faire la transition entre Tim (Duncan) et moi aux Spurs. Petit à petit, ça devient mon équipe et c’est un gros challenge d’essayer de garder San Antonio en haut de l’affiche.

Vous entamez votre douzième saison en NBA. Pensez-vous déjà à l’après ?
J’ai trente ans et je me sens bien. Je ne pense pas encore à la retraite. J’ai envie de jouer le plus longtemps possible parce que je suis un grand passionné de basket. J’adore mon métier. Après, quand j’arrêterai, je ne me vois pas coach, mais plus avec un rôle dans le management comme manager général ou président.

Manu Ginobili et Tim Duncan arrivent, eux, en fin de carrière. Comment voyez-vous les Spurs sans eux ?
Ça va être difficile. Le jour où Tim et Manu prendront leur retraite, ça va faire bizarre. J’ai fait toute ma carrière avec eux, pareil avec Pop’ (Gregg Popovich) qui est là depuis le début. Je sais que ça va arriver, qu’il y aura au moins une année où je jouerai en NBA sans eux. Il faut s’y préparer mais j’essaie de ne pas trop y penser parce que je ne m’imagine pas jouer sans eux.

Pourriez-vous, du coup, jouer ailleurs qu’à San Antonio un jour ?
Ma préférence, ça serait de jouer jusqu’au bout aux Spurs. C’est tellement rare de faire toute sa carrière dans le même club, surtout dans le monde du sport professionnel aujourd’hui, que ça serait beau. J’aimerais bien. Après, on ne sait jamais. Quand Tim et Manu vont prendre leur retraite, je ne sais pas si Pop’ va continuer, alors pourquoi pas vivre une autre expérience ? Ma priorité, ça serait de rester, mais je ne suis pas fermé.

"A l’Est, il y a Miami et c’est tout"

Vu la pré-saison chaotique des Lakers et le transfert surprise de James Harden d’Oklahoma City à Houston, San Antonio part-il avec un avantage à l’Ouest ?
Oui et non. La pré-saison, ça ne veut pas dire grand-chose. Je ne m’inquiète pas pour les Lakers. Je sais que quand la saison va commencer, ils seront prêts. Concernant OKC, c’est juste une question de business. James Harden voulait un bon contrat et ils l’ont échangé avant de le perdre contre rien du tout parce qu’il aurait été libre en fin de saison. Je pense que c’est une bonne affaire pour les deux équipes. Kevin Martin est un bon joueur et Jeremy Lamb un bon rookie.

Selon vous, quels seront les favoris pour le titre ?
Les Lakers, le Thunder et nous, les Spurs, sommes les favoris à l’Ouest. Mais il y a aussi les Clippers, qui ont une très bonne équipe. A l’Est, il y a Miami et puis c’est tout. Chicago, New York et Boston feront une bonne saison, Brooklyn pourrait créer la surprise, mais je ne vois pas une autre équipe capable de battre le Heat. Si les Bulls avaient Derrick Rose, peut-être que… Mais sans lui, ce n’est pas la même équipe.

Comment s’est passée l’intégration de Nando De Colo à San Antonio et que peut-il espérer cette saison ?
Nando s’est bien adapté, j’essaie de l’aider au maximum. Avec Boris (Diaw), on lui donne pas mal de conseils par rapport à la philosophie de jeu. A San Antonio, on a un jeu qui lui convient très bien. Mais il va falloir qu’il continue à travailler pendant la saison pour grappiller des minutes parce que la concurrence est rude à son poste. Ça va sans doute être un peu difficile mais si Pop’ l’a pris, c’est qu’il croit en lui.

Il a déjà été surnommé le "mini Manu Ginobili". N’est-ce pas un peu tôt ?
C’est clair. Les Américains aiment bien donner des petites surnoms mais il faudra faire attention parce que, être comparé à Manu, ça peut être lourd à porter. Manu, c’est l’un des meilleurs joueurs de la NBA. Il va falloir qu’il prenne son temps et qu’il créé son propre truc.

Un mot sur l’autre rookie français, Evan Fournier. Peut-il s’imposer chez les Nuggets ?
Il faut voir. Il est talentueux et il va jouer dans une bonne équipe, à Denver, qui est coachée par un grand entraîneur (George Karl, ndlr). Je ne l’ai vu jouer qu’une seule fois en pré-saison, c’est difficile de juger là-dessus. Il va falloir lui laisser un peu de temps pour voir comment il va se développer lors de son année rookie.

Plutôt Dunk ou 3 points ? Pariez sur la NBA avec PMU.fr

en images
En mode MVP Pour l'honneur Show ! Pour du beurre Pour du beurre