Nets-Knicks, le derby de New York

Deron Williams et les Nets prennent leurs repères dans leur nouvelle salle.

Deron Williams et les Nets prennent leurs repères dans leur nouvelle salle.

A New York, les Knicks ne sont plus seuls. Les Nets ont cet été quitté le New Jersey pour s'installer à Brooklyn, dans le sublime Barclays Center. Ambitieux, les coéquipiers de Deron Williams veulent régner sur Big Apple, et s'imposer en patrons de la ville dès le match d'ouverture. 

New York compte désormais deux franchises NBA, séparées par l'East River et quelques kilomètres. Et ce grâce au déménagement à Brooklyn - l'arrondissement le plus peuplé de la ville qui attendait le retour d'une équipe professionnelle depuis le départ des Dodgers (baseball) à Los Angeles en...1957 - des Nets à la fin du mois d'avril. Après cinq saisons sans playoffs, la formation qui a quitté sans regret le New Jersey débarque dans la Grosse Pomme pour concurrencer les Knicks avec une ambition débordante, et un écrin, le Barclays Center, à la hauteur des investissements consentis cet été par son milliardaire russe de président, Mikhail Prokhorov.

Avec 330 millions de dollars dépensés (plus de 250 millions d'euros, ndlr), l'oligarque, qui rêvait de Dwight Howard, a tout de même permis à l'entraîneur Avery Johnson d'enregistrer comme principal renfort le All Star Joe Johnson et de prolonger Deron Williams, qui dispute désormais à Carmelo Anthony le titre informel de meilleur joueur de New York, ainsi que Gerald Wallace, Brook Lopez ou encore Kris Humphries. Un effectif pas forcément à même de remporter le titre dès cette saison, ne serait-ce que celui d'une conférence Est où le Heat semble encore plus intouchable depuis l'arrivée de Ray Allen, mais néanmoins capable de jouer les trouble-fêtes et de partir avec une longueur d'avance sur son voisin de Manhattan.

Chandler: "Ça parle beaucoup"

"Nous allons transformer les supporters des Knicks en supporters des Nets", avait déclaré Prokhorov lors de sa prise de contrôle du club en 2010. La première d'une série de sorties plus ou moins moqueuses envers ceux qu'une partie de la ville veut maintenant appeler les "Manhattan Knicks", de la part d'un propriétaire qui s'était même affiché sur une publicité géante aux côtés de Jay-Z en face du Madison Square Garden... Originaire de Brooklyn, le rappeur n'en rajoute pas sur cette rivalité naissante. Actionnaire très minoritaire de la franchise (0.067%), il aurait tout de même, d'après le New York Times, participé au design du logo et aidé choisi les couleurs (noires et blanches, ndlr) de l'équipe. Et c'est lui qui a inauguré, avec huit concerts complets consécutifs, la nouvelle salle ultra-moderne où ses protégés débuteront donc leur saison le 1er octobre face au Knicks.

Un choc que Tyson Chandler, qui a apprécié l'arrivée de son ancien coéquipier à Dallas Jason Kidd cet été, voit largement tourner en faveur de visiteurs qui goûtent peu les affirmations de souveraineté locale de leur nouveau rival. "Les Nets ne sont pas encore en place, mais ça parle beaucoup, s'était agacé le champion olympique sur ESPN. Et on a presque l'impression qu'on va jouer la Dream Team... Mais ce n'est pas le cas et je pense que le match parlera de lui-même." De quoi pimenter encore plus le premier des quatre affrontements en saison régulière de deux équipes qui vont lutter pour les playoffs au sein d'une division Atlantic où la première place est promise aux Celtics, d'après le sondage annuel réalisé auprès des 30 "general managers" de la ligue. Les mêmes qui décernent aux Nets le trophée de la meilleure progression. Brooklyn ne demande qu'à voir.

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