Rubio, un loup affamé

Ricky Rubio envisage de retrouver les parquets en décembre prochain. (Reuters)

Ricky Rubio, qui s'est gravement blessé au genou en mars dernier, travaille dur pour retrouver une bonne condition physique. Le meneur de jeu espagnol des Minnesota Timberwolves espère faire son retour à la compétition en décembre prochain.

Entre Ricky Rubio et la NBA, c’est un peu "je t’aime, moi non plus". Drafté en cinquième position par Minnesota en 2009, le meneur de jeu espagnol avait préféré rester deux saisons de plus en Europe, à Barcelone, avant de rejoindre les Etats-Unis mais à son arrivée outre-Atlantique, l’an dernier, le lock-out a failli retarder son intégration. Et si son éclosion au sein de la grande ligue a bien eu lieu chez les Wolves, une rupture des ligaments croisés du genou gauche l’a fauché en plein vol, en mars, après seulement 41 matches et de belles promesses (10,6 points, 8,2 passes en 34,2 minutes de moyenne).

Six mois plus tard, à quelques semaines de la reprise de la saison régulière, Ricky Rubio n’a toujours pas récupéré toutes ses facultés. Mais sa rééducation se passe bien. Si bien, même, qu’il espère revenir sur les parquets pour Noël. "Je suis sur le point de recommencer à courir et je pense que je serai prêt à jouer en décembre", assure-t-il sur Fox Sports North. Son come-back serait pour les Timberwolves un joli cadeau. Récemment, le propriétaire de la franchise Glen Taylor estimait que si son joyau ibérique revenait d’ici la fin de l’année, l’objectif de l’équipe serait "d’atteindre les playoffs".

Mission playoffs

Sans lui, les choses seraient évidemment plus compliquées pour Minnesota – où l’ailier français Nicolas Batum aurait pu débarquer cet été –, même si l’effectif s’est considérablement étoffé à l’intersaison avec les arrivées d’Andrei Kirilenko, Brandon Roy et Alexey Shved, notamment. Vu la manière avec laquelle Ricky Rubio a fait jouer ses partenaires et leur a permis de briller lors des rencontres qu’il a disputées, le potentiel de ce groupe grimpera en flèche une fois qu’il sera rétabli. Du moins s’il retrouve le niveau qui était le sien, ce qui n’est jamais certain avec une blessure aussi sérieuse.

"Dans ces cas-là, on pense à tout mais on ne garde en tête que le positif, expliquait le joueur catalan en avril dernier. Parce que, sinon, on peut se dire: 'Je me suis blessé, je vais être absent six, neuf mois et peut-être que je ne serai plus le joueur que j’étais avant', et ce n’est pas une bonne chose. Ça peut arriver, mais vous pouvez aussi être meilleur qu’avant." Souhaitons-le pour les Wolves, car les places seront très chères dans la course aux playoffs au sein d'une conférence Ouest qui, cette saison encore, s’annonce très dense.

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