Les Loups sont dans la bergerie

Ricky Rubio et Kevin Love ne seront plus seuls cette saison.

Ricky Rubio et Kevin Love ne seront plus seuls cette saison.

Avec Kevin Love et Ricky Rubio, Minnesota disposait la saison passée d'une doublette spectaculaire et efficace. Cet été, les deux stars de la franchise ont vu deux anciens All-Star les rejoindre, Brandon Roy et Andrei Kirilenko. Avec également Chase Budinger, Alexei Shved et Nikola Pekovic, les Timberwolves auront l'équipe la plus internationale, mais aussi la plus "blanche" de la NBA. Et suffisamment de talent pour viser les playoffs.

Quelque chose a changé dans le Minnesota. Entendre qu’un joueur de 23 ans plein d’avenir dans la ligue, comme c’est le cas de Nicolas Batum, "rêvait" de rejoindre les Timberwolves, aurait eu quelque chose de saugrenu il y a un ou deux ans. Mais les Loups, désormais, ne font plus rire grand-monde. Au contraire, il y a comme une forme de curiosité, d’attente, autour de la formation de Rick Adelman. Car derrière les Lakers et leur constellation de stars, les Wolves ont été les plus actifs en matière de transferts dans la conférence Ouest. Et le cocktail paraît alléchant.

On parle pourtant d’une franchise privée de playoffs depuis près d’une décennie. D’une équipe qui a accumulé 280 défaites (pour 104 victoires) depuis que Kevin Garnett a plié les gaules pour aller chercher sa bague de champion avec Boston. Mais en NBA, on peut vite passer du statut de cancre à celui d’équipe à suivre. Il suffit de voir la hype qui entoure les Clippers depuis que Blake Griffin a réussi son premier dunk dans à Los Angeles. A Minnesota, le joueur qui a amorcé le renouveau de la franchise porte un nom d’acteur de soap opera et arbore souvent un look d’intello coincé: Kevin Love.

Love, c’est la plus grande sensation statistique de la ligue depuis deux ans. Un joueur capable de cumuler 31 points et 31 rebonds en un match, ou d’aligner 52 double-double consécutifs, un record qu’il sera bien difficile d’aller chercher. Mais Love, tout seul, n’a pas la carrure pour faire de "Minny" une équipe qui gagne. Il a fallu attendre l’arrivée de Ricky Rubio en début de saison passée pour que les Wolves soient cités parmi les candidats crédibles aux playoffs, avant que la blessure du meneur espagnol en mars ne vienne mettre fin à ce rêve. Cet été, le duo a été rejoint par deux anciens All-Stars, Andrei Kirilenko et Brandon Roy. Alors, forcément, cette équipe de Minnesota intrigue. Interpelle.

Roy, le facteur X

En emmenant dans ses valises son coéquipier en équipe de Russie et au CSKA Moscou, le shooteur Alexey Shved, le revenant Kirilenko est le symbole de cette franchise du Midwest qui sera la plus internationale, et la plus "blanche" de la NBA, puisque les deux Russes rejoignent les Love, Ridnour, Rubio, Barea et Pekovic en compagnie de l’aérien Chase Budinger, du pivot Greg Stiemsma et du journeyman Lou Amundson. Vu la palette de joueurs mis à disposition de Rick Adelman, le grand manitou des Kings époque Chris Webber, il faut s’attendre à voir Minnesota pratiquer un jeu léché, d’autant que les inconstants Martell Webster et Michael Beasley ont fait leur valise.

Il n’empêche, le potentiel des T-Wolves reste difficile à cerner. Et il pourrait dépendre d’un seul joueur: Brandon Roy. L’ancien franchise-player des Blazers a tout du facteur X pour cette saison. Tout dépendra de l’état de santé du rookie de l’année 2007, que l’on donnait perdu pour le basket il y a moins d’un an, en raison de genoux inaptes à la pratique du sport de niveau. Quand Minnesota a engagé Roy cet été, beaucoup d’observateurs ont été surpris, et y ont vu une petite vengeance à l’encontre des dirigeants de Portland, qui ont tout fait pour ne pas laisser filer Batum. Mais imaginez que Roy, qui a réalisé quelques sorties intéressantes en pré-saison, ait retrouvé ses capacités physiques. L’équilibre des forces, à l’Ouest, pourrait être considérablement modifié.

A l’heure actuelle, Minnesota apparaît juste comme un candidat aux playoffs dans une conférence riche et dense. "Ce sera une grosse surprise pour moi si nous ne faisons pas un bond énorme cette saison et si on n’atteint pas les playoffs, confiait récemment Kevin Love, satisfait du recrutement estival. Nous serons mieux armés en termes de vétérans. Brandon et Andrei vont apporter dans le vestiaire et sur le terrain. Ça facilitera le travail de coach Adelman." Reste à savoir si la saison de Minnesota ne ressemblera pas à une course à handicap. Love manquera les premières semaines de la saison. Quant à Rubio, il pourrait ne revenir qu’en 2013. Or, sans son meneur espagnol, Minnesota, après un début saison prometteur, avait terminé la saison par 20 défaites en 25 matches. 

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